Centrafrique: à Bria, la Minusca se déploie progressivement

Depuis le 15 septembre dernier, la Minusca a officiellement pris le relai de la Force africaine, la Misca. Sur le terrain, son déploiement se fait progressivement, entre attente de l’arrivée des nouveaux contingents et chantiers pour l’installation des équipes.



Un soldat congolais de la Minusca monte la garde pendant la rencontre entre l'équipe dirigeante de la mission onusienne et les autorités locales. RFI / Laurent Correau
Un soldat congolais de la Minusca monte la garde pendant la rencontre entre l'équipe dirigeante de la mission onusienne et les autorités locales. RFI / Laurent Correau

Bria, le chef-lieu de la Haute Kotto est une ville un peu particulière de l’est de la Centrafrique. C’est à la fois la capitale du diamant et un fief de la Seleka. Mais Bria sera aussi, dans le dispositif de la Minusca, un état-major régional, celui de l’Est.

A Bria, le contingent congolais est déjà sur place. Il fait partie des forces qui le 15 septembre sont passées du béret vert de l’Union africaine au casque bleu des Nations unies, et continue à assurer des patrouilles. Les autres contingents, eux, sont attendus prochainement. « Les Marocains vont arriver, ils sont en route. J’espère qu’ils seront là d’ici lundi, indique Oumar Ba, chef de ce bureau de la Minusca à Bria. On attend aussi les policiers. Pour moi, c’est très important qu’ils aident leurs collègues centrafricains dans le domaine de l’information et du renforcement des capacités notamment. »

Là où le quartier général de Bria devrait être prochainement installé, il n’y a pour l’instant qu’un terrain nu où les ouvriers s’affairent. Date prévue de livraison de ce camp de tentes : le 15 novembre.

Mais pour l’équipe dirigeante de la Minusca, ce séjour à Bria est aussi l’occasion de rencontrer les autorités locales – sous-préfet, maire, ONG, société civile, responsables locaux de la Seleka. Certains se plaignent de l’existence de barrages tenus par les ex-rebelles, et dont les recettes échappent donc à l’État. D’autres déplorent la présence sur le terrain de combattants de la Seleka venus des pays voisins. Des hommes armés avec qui les relations restent difficiles.



Rfi.fr

Dimanche 21 Septembre 2014 - 09:26



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