Centrafrique: journée particulièrement tendue à Bangui

En République centrafricaine (RCA), la journée de ce jeudi 29 mai a été particulièrement tendue au lendemain de l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes. La capitale centrafricaine était paralysée et ce soir la Misca, la force militaire africaine, et les troupes de Sangaris, l’opération militaire française en RCA, sont déployées ostensiblement pour éviter un regain de violence.



Des soldats sénégalais de la Misca, arrivés, ce jeudi 29 mai, à Bangui, au lendemain de l’attaque près de l’église Notre-Dame de Fatima, pour éviter un regain de violence. AFP PHOTO/MARCO LONGARI
Des soldats sénégalais de la Misca, arrivés, ce jeudi 29 mai, à Bangui, au lendemain de l’attaque près de l’église Notre-Dame de Fatima, pour éviter un regain de violence. AFP PHOTO/MARCO LONGARI

Les forces internationales sont massivement déployées dans Bangui, en particulier dans les quartiers très sensibles des IIIe et Ve arrondissements, dans l’ouest de la ville.

Cet après-midi, la Misca s'est affairée à démanteler la plupart des barricades érigées plus tôt un peu partout en ville. Il reste encore des barricades composées de gros blocs de béton.

« Nous ne pouvons, pour l’instant, les déplacer », a expliqué à RFI un officier de la Misca. Au moins un civil a été blessé au cours des opérations de démantèlement.

Dans la matinée, au total il y avait une vingtaine de barricades composées de pneus en feu, de meubles, de rondins de bois, une manière pour la population de faire part de son indignation suite à l’attaque meurtrière, la veille, de l’église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes dont un prêtre.

Toute la journée de ce jeudi, les grands axes de la capitale sont restés pour ainsi dire déserts. Rares étaient les véhicules à circuler et les boutiques ont gardé le rideau baissé.

Sur RFI, le Premier ministre André Nzapayéké, estime qu'un « complot » est à l'œuvre pour perturber la transition.

« Il y a un certain nombre d'hommes politiques connus qui sillonnent les rues, qui font des annonces, qui demandent la démission du gouvernement et de la présidente », affirme André Nzapayéké.

Le Premier ministre se refuse à donner des noms mais indique que certaines des personnes auxquelles il pense travaillent autour de son propre cabinet et de celui de la présidente Catherine Samba-Panza.

Quant au représentant de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, il appelle les politiques, les religieux , les chefs de groupes armés et l'ensemble des Centrafricains, quel que soit leur niveau, à un sursaut national en faveur de la paix et du dialogue. 

Source : Rfi.fr
 



Vendredi 30 Mai 2014 - 13:19



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter