Centrafrique: la Misca reçoit le soutien de ses partenaires

Le groupe international de contact sur la Centrafrique a renouvelé sa confiance à la Misca. Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville et le chef de la diplomatie tchadienne étaient ce samedi 28 décembre à Bangui pour la réunion du groupe avec, entre autres, les chefs de la Misca, le président centrafricain Michel Djotodia et son Premier ministre Nicolas Tiangaye.



Les soldats burundais arrivent en Centrafrique dans le cadre de la Misca, le 15 décembre 2013.
Les soldats burundais arrivent en Centrafrique dans le cadre de la Misca, le 15 décembre 2013.
« Laissons la Misca faire ses preuves », demande le chef du gouvernement centrafricain. Pour Nicolas Tiangaye, les discussions sur un éventuel remplacement de la force africaine par une mission onusienne sont tout simplement incongrues. Vendredi, le président français François Hollande avait en effet demandé à l'ONU de s'impliquer davantage en RCA. Les Nations unies, de leur côté, disaient déjà étudier quels contingents de casques bleus envoyer sur place.
 
Certes, la Misca est en place depuis à peine dix jours, mais ses débuts sont pour le moins difficiles. Elle a perdu une dizaine d'hommes. Deux policiers congolais ont même été abattus par la garde présidentielle, et ses soldats tchadiens sont accusés par certains d'indiscipline et de soutien aux ex-Seleka. « Il faut laisser le temps. Les brebis galeuses seront sanctionnées, mais notre pays a un devoir de gratitude envers tous les contingents » de cette force, explique Nicolas Tiangaye.
 
Un avis que partagent les partenaires internationaux pour qui tout jugement porté sur la Misca est prématuré. Ismaël Chergui, le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine dit ne pas croire ce qu'on raconte sur le contingent tchadien. Le chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki Mahamat, demande, lui, aux Centrafricains de ne pas céder aux manipulations. Plus de 4 000 ressortissants tchadiens ont tout de même été rapatriés en une semaine pour raisons de sécurité.

Source : Rfi.fr


Dépéche

Dimanche 29 Décembre 2013 - 11:37



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