Centrafrique: le système éducatif tente de s'adapter à la situation sécuritaire dans le pays

Le gouvernement de la République centrafricaine évite une année scolaire blanche, du moins dans la capitale, Bangui. Mercredi 31 juillet, plus de 12 000 élèves ont passé le concours d’entrée en 6e dans six centres d’examen, répartis dans la capitale centrafricaine. Au contraire, dans certaines villes de province, le risque d’une année blanche devient de plus en plus réel, du fait de l’insécurité grandissante dans le pays.



Le 27 mai dernier, à Bangui, un soldat encadre un groupe d’enfants soldats démobilisés, âgés de 14 à 17 ans, qui combattaient dans des groupes armés de la Seleka.
Le 27 mai dernier, à Bangui, un soldat encadre un groupe d’enfants soldats démobilisés, âgés de 14 à 17 ans, qui combattaient dans des groupes armés de la Seleka.
« Composera ou composera pas ? » C’était l’interrogation de nombreux parents d’élèves. La réponse a été positive pour une partie d’entre eux. Dans la capitale Bangui, plusieurs milliers d’écoliers ont fini par passer, ce mercredi 31 juillet, le concours d’entrée en 6e. C’est donc une satisfaction. « On terminait le deuxième trimestre quand les évènements sont arrivés. Si, déjà, les enfants composent le concours d’entrée en sixième, c’est dire qu’on a réussi à sauver l’année », juge ainsi Sylvestre René Kétéguia, proviseur et chef du centre d’examen du lycée Boganda de Bangui.
Le niveau des examens revu à la baisse
Mais, à cause du retard accumulé, les élèves ont encore beaucoup de choses à apprendre. La direction des examens et concours a donc été obligée de présenter des sujets plus accessibles.
« On a dû tenir compte de la situation qui prévaut. Ce sont des sujets généralement du premier trimestre, deuxième trimestre, qui sont donc au niveau des enfants », explique Marcel Mbanguizo, chef de secteur de l’administration et des ressources humaines à l’Inspection académique de Bangui.
C’est également ce que confirme Christ Mumbé, qui vient de terminer son épreuve et espère décrocher son examen : « C’est facile. Je n’ai pas vraiment fait de fautes. On nous a posé cinq questions, sur 80 points. Je pense que j’ai fait le maximum. Je peux décrocher mon concours. »
Craintes d'année blanche dans le Nord-Est
Pendant ce temps dans certaines villes de province, la situation reste toujours critique. Dans l’extrême nord-est par exemple, les élèves n’ont pas repris les cours. Une situation liée aux hostilités déclenchées en décembre par la coalition Seleka jusqu’à son coup d’Etat du 24 mars. Jusqu’à ce jour, rien n’est prêt dans la zone et la perspective d’une année scolaire blanche est de plus en plus à craindre.

Source : Rfi.fr'

Dépéche

Jeudi 1 Août 2013 - 13:39



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