Ces 4 raisons pour lesquelles la peine de mort ne doit pas être rétablie au Sénégal, selon la COJER de Rufisque



Ces 4 raisons pour lesquelles la peine de mort ne doit pas être rétablie au Sénégal, selon la COJER de Rufisque
En ce qui concerne le débat sur le retour ou non de la peine de mort, la Convergence des Jeunesses Républicaines (COJER) de Rufisque soutient «la position du Président de la République qui propose le durcissement et l’intangibilité des peines d’emprisonnement à perpétuité des auteurs de meurtre avec préméditation sans possibilité de réaménagement des peines, ni annulation ou suspension encore moins possibilité de Grace ou d’Amnistie comme solution à la criminalité grandissante».
Le coordonnateur, Balla Diop et Cie pensent que «la peine de mort n’est pas à l’ère de notre époque et qu’elle ne doit pas être rétablie au SENEGAL pour ces quatre (4) raisons».

Sur le plan du droit international
«Le SENEGAL est signataire de traités internationaux et de conventions internationales tels la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples de Juin 1981, le traité de Rome sur la Cour Pénale Internationale (CPI) de Juillet 2002, le protocole additionnel de la CEDEAO etc. qui interdisent et bannissent tous la peine de mort. Les lois devant se conformer aux traités et conventions, rétablir la loi sur la peine de mort serait une violation manifeste des instruments internationaux qu’on a signés».

Sur le plan Humanitaire
«Comme l’a si bien dit l’archevêque de Dakar: «La vie humaine est sacrée, nul n’a le droit d’ôter la vie à autrui pour quelque raison que ce soit. Esprit que reprend la Constitution du 21 Janvier 2001 en son préambule: «La vie humaine est sacrée, elle est inviolable et que l’Etat se doit de la protéger ». Ceci est une forte croyance sénégalaise ce qui fait que la condamnation à mort par le Royaume d’Arabie Saoudite de notre compatriote Mbayang Diop a suscité une indignation populaire dans le pays».

Sur le plan sociologique voire anthropologique
«Le Sénégalais n’a pas l’ADN ou le gêne de tueur. Comme toute société, on est confronté ces temps-ci à un pic des meurtres que nous ne cautionnons pas mais qui est du à l’effritement des valeurs, la dépravation des mœurs et surtout la démission des parents, d’où une nécessité d’introspection collective de la société et un retour aux valeurs traditionnelles»
 
Sur le plan de l’équité de la justice
«Beaucoup de gens croupissent actuellement en prison alors qu’ils n’ont rien fait, d’autres après des années sous mandat de dépôt bénéficient de non-lieu ou sont acquittés. Si on rétablit la peine mort, beaucoup d’innocents seront injustement tués».

Forts de ces quatre (4) raisons, les apéristes se réjouissent «des mesures diligentes prises par le Président de la République lors du Conseil des Ministres du 23 Novembre passé pour solutionner cette recrudescence de la criminalité: Projet de loi d’orientation sur la sécurité publique, mise en place par les préfets de comités départementaux pour prévenir la délinquance juvénile et les gouverneurs qui doivent faire l’Etat sécuritaire de leurs circonscriptions administratives, le renforcement des mesures de circulation et de contrôle des armes et munitions et le durcissement des mesures de sanction contre l’ivresse publique et de délivrance des permis d’ouverture de débit de boisson». 


Mardi 29 Novembre 2016 - 12:21



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