Chambre d’accusation : Aïda Diongue vers la liberté provisoire ?

La défense de la responsable libérale dans les liens de la détention depuis le 17 décembre dernier dans le cadre du fumeux plan Jaxaay loin de baisser les bras. Souleymane Ndéné Ndiaye et Cie qui demeurent convaincus que leur cliente n’est pas justifiée en droit, ont introduit une requête. Ce, aux fins de l’annulation de la procédure contre Aïda Diongue. La Chambre d’accusation saisie, statuera le 11 février prochain.



Aïda Diongue en quête de liberté. Avant même d’être entendu dans le fonds par le juge d’instruction du deuxième cabinet qui l’a inculpée et placée sous mandat de dépôt, la détenue du Camp pénal ouvre un front au niveau de la Chambre d’accusation. Ses avocats qui demeurent convaincus que son arrestation ne se justifie pas en droit, ont introduit devant la dite chambre de la Cour d’Appel de Dakar une requête. Ce, aux fins d’annulation de la procédure. Le verdict est attendu le 11 février.
 

Mes Souleymane Ndéné Ndiaye, Borso Pouye, Moustapha Diop, Seydou Diagne, Mbaye Jacques Ndiaye et Cie ont déposé la demande dès la mise en détention d’Aïda Diongue en décembre dernier. A les croire, « le Procureur de la République dans son réquisitoire introductif par lequel, il a saisi le juge d’instruction, n’a pas chiffré le montant pour lequel leur cliente est poursuivie ». Or, plaident-ils, « le code de procédure pénal dit clairement que si les deniers publics qui sont supposés être détournés ne dépassent pas un million de F CFA, le juge ne place pas sous mandat de dépôt. Or, en l’espèce, « Serigne Bassirou Gueye n’a même pas chiffré le préjudice subi par l’Etat du Sénégal. Mieux, Aïda Diongue n’est pas poursuivie pour détournement de deniers publics  mais pour complicité », enfoncent-ils le clou.


Ce, au moment où le Procureur de la République après sa fameuse conférence de presse lors de laquelle il faisait part de pas moins de 47,675 milliards découverts dans les coffres d’Aïda Diongue au niveau de la BCAO-Attajari, continue de poser les actes. En effet, indique la presse les bijoux et l’argent desdits coffres ont été déposés à la Caisse de dépôt et de consignations. Ce, au moment où alerté par les sommes faramineuses du dossier, le procureur spécial prés de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), Alioune Ndao a mis en branle la machine de la traque des biens dits mal acquis contre la responsable libérale. 


Samedi 1 Février 2014 - 10:22



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