Chaude fête de Tabaski à la MAC de Tambacounda-Un mort et deux (2) blessés : Les jeunes assiègent la demeure de Me Sidiki Kaba

Après Kédougou, c’est Tambacounda. Un mort et deux (2) blessés, c’est le bilan d’une tentative d’évasion à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Tambacounda que les matons ont réprimée. Amnesty International section Sénégal, dénonce. Très remontés les jeunes de Tambacounda ont assiégé la devanture de la maison du ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba qui du haut de son balcon, tempère : « Je suis un fils de Tambacounda et défenseur des droits de l’homme… ».



Chaude fête de Tabaski à la MAC de Tambacounda-Un mort et deux (2) blessés : Les jeunes assiègent la demeure de Me Sidiki Kaba
Dix (10) après la mort du détenu Mamadou Doudou Diallo à Kédougou, l’histoire se répète à Tambacounda. Des détenus tentent de s’évader, les gardes pénitentiaires dégainent et tirent. Bilan, un mort et deux (2) blessés. Les détenus s’en seraient pris à un maton pour s’emparer de son arme pour s’évader. Pris de peur,  ce dernier a pris la fuite avant d’être secouru par un de ses collègues qui voulant tirer en l’air pour les intimider, a vu sa balle heurter le toit avant d’atteindre un détenu à la tête, explique les gardes pénitentiaires.
« C’es faux s’écrient la famille de la victime du nom de Bengali Kanté qui parle de « volonté manifeste de tuer ». « Comment comprendre qu’ils soient tous les deux atteints de la tête et que l’on veille nous dire que le garde pénitentiaire a essayé de tirer en l’air », lancent-ils car pour eux, cela ne fait aucun doute qu’ « ils ont été tués de manière volontaire ».

 
Bangali Kanté, 24 ans, a succombé quelques minutes après son évacuation. Au moment deux (2) autres détenus sont actuellement en piteux état au centre hospitalier de Tambacounda où les jeunes très en colère, n’ont pas manqué de réagir. Ce, à travers une marche de la maison mortuaire au quartier Pont jusqu’au domicile du ministre de la Justice où les jeunes posent cette exigence : « Nous ne parlerons à personne excepté au ministre lui-même ». Me Sidiki Kaba leur répond du haut de son balcon : « je suis un fils de Tamba et défenseur des droits de l’homme. Donc, je ne peux pas me permettre de cautionner aucune forfait d’où qu’il puisse venir. Je suis ministre de la Justice  et je me suis toujours battu pour la justice de mes concitoyens. Ce qui vient de se passer à la MAC, ni moi, ni le chef de l’Etat, ni personne ne l’a cautionné. Et si’il plaît au Bon Dieu, la lumière sera faite et justice sera rendue… ».
 

Des assurances qui ne suffisent pas à Amnesty International section Sénégal. C’est le secrétaire exécutif, Seydi Gassama qui monte au créneau pour indexe et condamne l’usage des armes à feu dans les prisons. « Il n’y avait pas de situation de légitime défense et ce n’était pas des prisonniers particulièrement dangereux qui menaceraient la vie des autres une fois dehors… », charge-t-il dans les colonnes du « Lequotidien ».


Mardi 7 Octobre 2014 - 12:57



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