Chef d'État et chef de parti : « Décalage entre les textes et la réalité » selon Ismaël Madior Fall



Chef d'État et chef de parti : « Décalage entre les textes et la réalité » selon Ismaël Madior Fall
Les conclusions du CNRI (Commission nationale de réforme des institutions) continue de faire débat. Le constitutionnaliste Ismaël Madior Fall a émis des réserves sur le fait de dire que le président ne doit plus être chef de parti dés qu'il entre en fonction. Selon lui, il y a un décalage entre les textes et la réalité en ce qui concerne le fait d'avoir un président de la République chef de parti.

Concernant l'exclusion du président de la République du Conseil supérieur de la magistrature, le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle en permettant à la société civile d'élire un des membres ; le professeur de droit à l'Ucad n'est pas du même avis que les membres du CNRI.

Le constitutionnaliste, conseiller juridique du chef de l'Etat, est d'avis qu'on peut changer certaines dispositions de la Constitution en améliorant son fonctionnement sans forcément changer la Constitution. Il a aussi fait remarquer ''qu'il n'y a pas de situation objective qui oblige à changer la Constitution''.

Pour le médiateur de la République, Serigne Diop, ''il n'existe pas de principe fondamental ou de règles universelles. Il y a des pays dans lesquels le mandat présidentiel est de 5 ans, et d'autres ou le mandat est de 4 ans''. ''Aucun pays ne peut réclamer qu'il a le meilleur modèle, c'est une question de préférence et après on donne les raisons de son choix'', a-t-il fait savoir.

Avec Aps

Jeudi 1 Mai 2014 - 12:06



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