Cheikh El Hadji Malick Sy, l’éminent homme de Dieu



Malick Sy est un érudit appartenant à l'école de jurisprudence malikite et à l'école de théologie ash'arite, ainsi qu'un imam de la confrérie soufie tidjane, une voie spirituelle musulmane qu'il contribua à diffuser au Sénégal.
 
Fils de Sidy Ousmane Sy et de Sokhna Fatoumata Wade Wele, Malick Sy est né à Gaé (Gaaya en wolof) près de Dagana vers 1847. Sa date de naissance reste incertaine. En effet, la tradition orale indiquant que son « entrée dans ce village » eut lieu le 25 février 1855, il en a été déduit qu'il était né ce jour-là2.
 
Malick Sy séjourne en Mauritanie, s'installe à Saint-Louis en 1884, puis à Louga, et Pire avant de s'établir à Tivaouane en 1902 à la suite d'une demande, dit-on, du grand notable Djibril Guèye qui l'invita à y rester. Il débuta sa formation religieuse à Gaé avec Thierno Malick Sow et Alpha Mayoro Welé, des parents de sa famille maternelle. Malick Sy ira poursuivre ses études coraniques au Djolof, vers Sagatta, avec son oncle Amadou Sy. Malick Sy alla au Fouta, dans le cercle de Saldé, chez Abdou Bitèye. Il finira sa formation coranique chez d'autres maîtres du Fouta, dont Mamadou Top à Podor. À Saint-Louis, Malick Sy rencontra sa première épouse Sokhna Rokhaya Ndiaye.
 
Il alla à la Mecque pour la première fois en 1888. Il revint de la Mecque avec le titre de Khalife de la Tidjaniya pour le Sénégal. Dans son travail d'initiation au tidjanisme auprès des Sénégalais, Il fut beaucoup aidé par les groupements omariens, eux-mêmes tidjanes. Malick Sy fit une propagande discrète, surtout centrée sur la diffusion de la confrérie dans les centres urbains, avec la construction de mosquées et de daaras – écoles d'enseignement islamique –, au Waalo, Cayor, Fouta, Djolof, Sine-Saloum.

 
En Afrique subsaharienne, Malick Sy a beaucoup contribué à la propagation de l'islam et de la confrérie soufie fondée par Ahmed Tijani. Fin lettré, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Qilâsu thahab, « l'or décanté ». Une fois à Tivaouane, il œuvra pour la célébration du Maouloud parmi les musulmans du pays – où on l'appelle gamou –, à tel point qu'au Sénégal cette fête musulmane célébrant la naissance de Seydina Mouhamad (PSL) est surtout associée aux tidjanes.
 
Malick Sy s'éteignit le 27 juin 1922 à Tivaouane où il fut inhumé.


Jeudi 9 Janvier 2014 - 11:22



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