Clash au Ps : Macky Sall réussit-il là où Abdoulaye Wade a échoué ?

Dès son accession au pouvoir en 2000, l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade s’était fixé comme défi d’anéantir le Parti socialiste. Mais, le parti de Léopold Sédar Senghor a survécu à ses douze années de règne, et ce, malgré les débauchages de caciques du parti tels que Aïda Mbodj, feu Abdoulaye Diack…. Mais, au vue des remous au sein de ce parti, on serait tenté de croire que le Président Macky Sall, lui, a obtenu des résultats plus probants et, contrairement à son prédécesseur, il n’a rien juré.



C’est une lapalissade que dire que le Parti socialiste est divisé. Et malgré les discours qui ont tendance à montrer que ce parti est le parti le «plus discipliné», ou encore, le «plus grand parti politique du Sénégal», il est au bord de l’implosion.

Et les dernières sorties de certains barons socialistes contre Khalifa Sall, le maire de Dakar, Aïssata Tall Sall, l’édile de Podor abondent dans ce sens. En effet, Moussa Bocar Thiam, Porte-parole adjoint de cette formation est récemment sorti dans la presse pour réclamer leur exclusion du Ps. Son supérieur, Abdoulaye Wilane, même s’il n’est pas aussi catégorique, a fustigé la posture de certains socialistes qui ramaient à contre-courant de leur formation.

Les positions du maire de Dakar et de celle de Podor qui tranchent nettement avec celles de leur secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, n’enchantent pas non plus Aminata Mbengue Ndiaye. En effet, la ministre de l’Elevage et des Productions animales s’était insurgée contre les détracteurs du chef de leur part.

Mais, force est de croire que ces bisbilles au sein de la formation socialiste étaient certes présentes du temps de Me Abdoulaye Wade, mais elles se sont accentuées avec l’arrivée du Président Macky Sall au pouvoir.

Un rapide rappel des faits le démontre : lors des élections locales de 2014, Khalifa Sall était allé à l’encontre des directives de son parti en mettant sur place la coalition «Taxawu» Dakar » qui faisait face à la coalition Benno bokk yaakaar qui elle, était soutenue officiellement par le Parti socialiste. A Podor aussi, avec Aïssata Tall Sall c’était pratiquement le même scénario.

En 2015, le projet de  loi  portant révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale a aussi fait ressortir ce fossé entre la maire de Podor, et son Secrétaire général qui soutenait ardemment ce projet.
La goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase, est sans aucun doute le référendum du 20 mars prochain. Car, jamais problème n’avait suscité autant de divergences au Parti socialistes. En tout cas, ces 15 dernières années.

Reste à savoir si ce parti pourra survivre à ce dernier clash. Rien n’est moins sûr. Mais ce qui l’est par contre, c’est que le Président de l’Alliance pour la république (Apr), a beaucoup joué dans ce climat délétère  qui prévaut au Ps. Sciemment ou inconsciemment ? Seul lui le sait.

Ousmane Demba Kane

Vendredi 4 Mars 2016 - 11:03




1.Posté par PAPE le 04/03/2016 12:04
TANOR EST DE PLUS EN PLUS ESSEULÉ. LES SOCIALISTES ONT COMPRIS QU'IL A DEALE AVÉC MACKY POUR NEUTRALISER LES AMBITIONS DE KHALIFA. IL SACRIFIE L'AVENIR DU PS CONTRE UN POSTE ET DES PRIVILÈGES.
AU FOND, UN CLASH AU PS SERAIT SALUTAIRE CAR IL PERMETTRAIT D'EXTIRPER LES VIRUS QUE SONT TANOR, WILANE ET LES AUTRES.
C'EST LE TEMPS DE REPOSITIONNER LE PS POUR DE BON SUR LE CHEMIN DE LA RECONQUÊTE DU POUVOIR.

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