Clasico : comment le Real Madrid peut faire chuter le FC Barcelone



Clasico : comment le Real Madrid peut faire chuter le FC Barcelone
Samedi, le Real Madrid se déplace sur la pelouse du FC Barcelone, quelques mois après avoir essuyé un 4-0 sur la pelouse du Santiago Bernabéu. Les Merengues auront logiquement à cœur de se rattraper, mais comment la formation de Zinedine Zidane peut essayer d'éviter une nouvelle déconvenue face à l'ennemi juré ?

Ne pas laisser le ballon au Barça

Dernièrement, le Real Madrid a énormément de problèmes à l’extérieur. On l’a vu avec des contre-performances face à Malaga et au Betis, ou avec la victoire in extremis sur la pelouse de Las Palmas (2-1). C’est simple, les adversaires se procurent bien trop d’occasions quand ils jouent chez eux. Et pour concéder moins d’occasions, les troupes madrilènes devront tout simplement s’emparer du ballon. Quelque chose qui aurait semblé impossible il y a quelques années, sous les ordres de Pep Guardiola, mais qui est désormais clairement faisable. Aujourd’hui, le Barça n’a d’ailleurs aucun problème à céder le ballon à l’adversaire et opérer en contre-attaque, mais se procure ainsi moins d’occasions que sur attaque placée, c’est logique. Avoir la possession du ballon pourrait également permettre d’épuiser les Barcelonais, beaucoup d’entre eux sortant de rendez-vous internationaux qui plus est, avec une grosse échéance en Ligue des Champions à venir.

Exploiter les côtés

S’il y a un secteur où le FC Barcelone semble avoir une faiblesse, c’est sûr les côtés. Jordi Alba, précieux sur les phases offensives, fait le travail défensivement, mais est souvent laissé seul face à deux adversaires, Neymar n’étant pas toujours là pour dépanner défensivement. À droite, c’est encore pire, puisque si Dani Alves est pratiquement intouchable dans le un contre un, il a souvent tendance à laisser beaucoup d’espaces dans son dos. Au tour des Merengues d’exploiter au mieux les largesses défensives du Barça sur ses côtés. Seul problème, le Real Madrid a justement du mal à exploiter de la meilleure des manières ce secteur du terrain. Premièrement, à cause du style de jeu de ses deux ailiers, qui ont tendance à repiquer dans l’axe et même dans la surface. C’est particulièrement flagrant pour Cristiano Ronaldo. Ensuite, si l’apport offensif de Marcelo est indiscutable, Danilo est loin d’être au niveau de son coéquipier dans cet aspect du jeu, pendant que Carvajal est bien plus inconstant que le n°12 merengue. Et même quand le jeu passe par les ailes, les centres ont souvent du mal à trouver preneur dans la surface. Espérons donc qu’ils aient travaillé cet aspect de leur jeu à l’entraînement cette semaine !

Neutraliser Busquets

On l’a encore vu avec la sélection espagnole pendant la trêve internationale, Busquets est clairement l’élément indispensable des équipes dans lesquelles il joue. Sans lui, le FC Barcelone et la Roja ont énormément de balle à ressortir le ballon de derrière et perdent beaucoup en fluidité au milieu de terrain. Un marquage au corps ou une prise à deux pourrait considérablement réduire l’influence du Catalan. Une initiative risquée, puisque des joueurs évoluant dans les environs comme Iniesta ou Rakitic risquent d’avoir plus de libertés, mais qui en vaut clairement la chandelle si le n°5 barcelonais passe à travers de son match.

Augmenter l’agressivité

On reproche souvent aux joueurs merengues de manquer de "sangre", comme on dit de l’autre côté des Pyrénées. Et il faut dire qu’à l’exception du secteur défensif, les joueurs du Real Madrid n’ont que très peu tendance à mettre la jambe. Des joueurs comme Isco, James Rodriguez ou Modric, en plus des trois de devant, sont globalement peu enclins aux tâches défensives. Il ne s’agit bien évidemment pas de découper l’adversaire, mais d’être globalement plus rugueux dans les contacts, d’être plus intense dans le pressing, comme ça a souvent été le cas pendant l’ère Mourinho, avec des résultats mitigés ceci dit.

De quoi déstabiliser les attaquants du Barça, Neymar en tête de liste, qui ont parfois tendance à sortir de leur rencontre quand ils ont des vis-à-vis durs sur l’homme. Ne pas hésiter à avoir recours aux célèbres "fautes tactiques", dans l’optique de couper les offensives catalanes avant que les ballons arrivent à destination dans les derniers mètres. Le tout sans prendre de cartons logiquement. Une tâche qui s’annonce compliquée, premièrement parce que le Real Madrid de Zidane n’a pas l’habitude d’opérer de la sorte, puis à cause du fait que même face à des rivaux particulièrement agressifs, les artistes blaugranas ont les ressources pour faire la différence à tout moment.

Profiter de son banc de touche

Si le secteur offensif titulaire du Barça semble supérieur à celui du Real Madrid, Zinedine Zidane semble profiter de meilleurs atouts offensifs sur le banc de touche que son homologue Luis Enrique. On l’a récemment vu avec l’explosion de Lucas Vazquez, pendant que Jesé reste une valeur fiable et est capable de faire la différence en fin de rencontre. Certes, même si ce match reste un Clasico avec toute la rivalité que comporte une telle affiche, il n’y a pratiquement aucun enjeu mathématique pour le club de la Ciudad Condal. En cas de courte victoire ou de score de parité, les Barcelonais pourraient être tentés de passer en mode gestion en vue du match face à l’Atlético à peine 48h plus tard. Le moment idéal pour les Madrilènes de frapper un grand coup, profitant des entrées des remplaçants pour dynamiter la défense barcelonaise.

Ousmane Demba Kane

Vendredi 1 Avril 2016 - 14:36



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter