Clics «J’aime»: le risque d’une plainte pour complicité de diffamation



Clics «J’aime»: le risque d’une plainte pour complicité de diffamation
La mise en garde est du Pr Abdoulaye Sakho, agrégé de Droit et Enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le spécialiste en TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) précise que des condamnations ont été déjà été préconisées en ce sens.

«Quand vous aimez quelque chose, c’est que vous êtes en phase avec cette chose. Aujourd’hui, sur des applications Internet comme facebook, ils sont capables de vous mettre quelque chose en vous donnant la possibilité de l’aimer ou de ne pas l’aimer. Si vous aimez quelque chose, cela veut dire que vous acquiescez. Il faut faire attention parce que sur les réseaux sociaux, on peut mettre n’importe quoi,… la diffamation. Et moi, vous me diffamez, quelqu’un aime cette diffamation et si moi, je porte plainte pour diffamation, je peux déposer plainte également contre vous pour complicité de diffamation parce que vous avez aimé. C’est arrivé il n’y a pas très longtemps, cette affaire en jurisprudence où un Tribunal suisse a condamné quelqu’un pour avoir aimé un commentaire diffamant. Cela peut arriver particulièrement au Sénégal parce que nous Sénégalais prenons l’esprit «aimer» comme pour dire «j’ai vu ce que tu as fait. C’est bon». Mais en réalité, il y a de l’acquiescement derrière. Il faut faire attention», explique-t-il au micro de la Rfm.
Pr Abdoulaye Sakho s’exprimait lors des mardis numériques. 


Mardi 6 Juin 2017 - 20:18



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