Code électoral : dénonçant un arbitrage maison, le PDS compte attaquer Macky en justice

Le Parti Démocratique Sénégalais rejoint la bataille annoncé par Ndiaga Sylla et Cie du pôle de certains partis de l’opposition et des non alignés qui ne comptent pas laisser passer la décision du président Sall en ce qui concerne le code électoral. Dénonçant pour sa part, un arbitrage maison, les libéraux d’attaquer en justice ladite décision. Ce, 24 heures seulement après la sortie des premiers nommés qui entendent saisir le Conseil constitutionnel. Tout pour que l’actuel régime recule sur son mode scrutin dans les villes.



Code électoral : dénonçant un arbitrage maison, le PDS compte attaquer Macky en justice
L’hypothèque demeure. De la résolution des partis de l’opposition et des non alignés qui faisait craindre le pire à savoir de réels risques que les locales ne se tiennent pas à date échue du 29 juin 2014, le PDS en rajoute une couche. La préparation des prochaines élections locales au cœur de la réunion du Comité Directeur (CD) du parti de l’opposition tenu hier, les responsables libéraux dénoncent « l’arbitrage maison » du président Sall. Pis selon le porte-parole du jour, Léopold Faye sur le choix du mode du scrutin, le successeur de Wade « a parlé en sa qualité de président  de l’Alliance Pour la République (APR) » parce que s’insurge le responsable libéral, « des questions ont été soulevées et n’ont pas fait l’objet d’une attention de la part des autorités administratives. C’est un arbitrage maison ».


Estimant que la « proposition de candidats à élire sur la liste majoritaire ou proportionnelle est une question qui fait l’objet d’un débat, tout comme celle de la désignation des conseillers devant siéger dans les villes posent problèmes, le PDS et ses alliés pourraient donner des suites judiciaires juridique à cet arbitrage ».

Ce, face à l’autre partie regroupée dans l’Initiative pour la Préservation des Acquis Démocratiques (IPAD) et qui a décidé d’attaquer le décret du président à travers la saisine du Conseil constitutionnel pour inconstitutionnalité. Porte-parole du comité d’initiative de l’IPAD et vice-président du Jëf Jël, Ndiaga Sylla est d’avis que : « la modification manque de légitimité et d’illégalité. Dans ce qu’ils proposent, il n’y a pas d’élection au suffrage direct et indirect ». Ce qui selon lui « serait une violation flagrante de la constitution ».


 

La décision tant contestée est tombée en conseil des ministres du 20 mars 2014. Intervenant sur la revue du code électoral plombée par le désaccord entre majorité, opposition et non alignés qui peinent à accorder leurs violons depuis janvier dernier, le Président de la République a décidé de faire valoir la position de certains membres des partis de l’opposition qui ont proposé un scrutin départemental avec une clé de répartition privilégiant 55% d’élus sur la liste proportionnelle et 45% d’élus à partir de la liste majoritaire. Mais pour ce qui concerne les villes (Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Thiès), les candidats élus proviendront des scrutins majoritaire et proportionnel organisés dans les communes qui constituent l’agglomération urbaine.

Raccourcissant par ailleurs le délai qui sépare la date limite de dépôt des candidatures et le jour de la tenue du scrutin, en le portant de 80 à 60 jours, c’est ainsi qu’au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté : « Le projet de loi abrogeant et remplaçant la loi 2012-01 du 03 janvier 2012 portant code électoral (partie législative), modifiée ». Un arbitrage qui indique le journal "le populaire" n’est pas du tout pour plaire certains partis de l’opposition et des non alignés rejoint hier par le PDS. 



Vendredi 28 Mars 2014 - 12:17



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