Comment la Bundesliga a donné à Guardiola les armes pour réussir en Premier League

Après son passage dans le championnat allemand, Pep Guardiola a la panoplie du technicien tout terrain.



Comment la Bundesliga a donné à Guardiola les armes pour réussir en Premier League
Le passage de Pep Guardiola, qui a tout récemment annoncé son départ de Bavière programmé pour la fin de de la saison, aura été une réussite. Avec ou sans Ligue des champions, le technicien catalan, qui succédait au héros Jupp Heynckes, emmènera dans ses bagages au minimum 5 titres (dont 2 et probablement 3 Bundesliga). Mais pas uniquement. En soute, dans le vol qui le conduira en Angleterre, l’ancien du Barça stockera aussi plusieurs leçons qui lui seront utiles pour réussir en Premier League. Pep Guardiola, le dogmatique, est une formidable machine évolutive. C’est précisément ce trait de caractère qui lui apportera, à n’en pas douter, les succès auxquels il est habitué.
Guardiola n’a pas changé, il a juste enfilé un autre costume

La réalité du championnat allemand et l’omnipotence du Byern Munich  ont agi en trompe l’œil. En dépit d’un quadruplé (Bundesliga, Coupe d’Allemagne, Supercoupe d’Europe, Coupe du monde des clubs) lors de sa première année, Pep Guardiola n’a pas vraiment fait l’unanimité. En plein mois de mars, alors que les Bavarois dominent allègrement le championnat et au lendemain d’un match nul face à Arsenal (un match nul 1-1 qui qualifie le Bayern pour les quarts de finale de la Ligue des champions, ndlr), Franz Beckenbauer lâche un pavé dans la mare : "Au final, nous serons comme Barcelone. Personne ne voudra nous regarder. Les joueurs se passent le ballon jusqu’à la ligne de but". La leçon de football reçue en demi-finale de la Ligue des champions face au Real Madrid très vertical de Carlo Anchelotti  (1-0 au Bernabeu, 0-4 à l’Allianz Riviera) donnera un crédit définitif à la thèse du Kaiser, qui rajoutait à l’époque : "Mon regard est différent. Si j’ai l’opportunité de frapper de loin, surtout contre une défense très regroupée, alors je le fais. C’est la manière la plus efficace de jouer…"
 
Pep Guardiola, qui deux ans auparavant s’était rendu coupable avec le Barça de ne pas avoir su changer d’approche lors de l’élimination surprise face à Chelsea, va pour la première fois prouver qu’il sait apprendre de ses erreurs.  Après une année sabbatique où la réflexion a très certainement dû faire son chemin, le technicien catalan arrive en Bavière, dans un pays où le football se joue bien plus directement qu’en Espagne. Pourtant, c’est sur la base d’un football outrageusement possessif qu’il décide de mener sa barque. Au fur et à mesure, Pep Guardiola va changer son fusil d’épaule, comprenant que l’efficacité de sa tactique ne séduit pas Outre-Rhin en même temps qu’elle bat de l’aile sur la scène européenne. Dans un article paru dans le Red Bulletin , son ami et journaliste Martí Perarnau explique que la plus grande qualité de Pep Guardiola réside certainement dans sa capacité à s’adapter à son environnement. "Tout le monde dit qu’il aurait réinventé le football. Mais ce n’est pas vrai. Son – peut-être – plus grand talent est tout autre : observer avec attention et écouter avec encore plus d’attention (…) Il sait reconnaître les bonnes idées. Ensuite, il les pique. Et il les assemble pour en faire un nouveau tout (…) C’est en expert qu’il reprend les idées d’autres entraîneurs pour les mettre en pratique au moment opportun". La suite de l’aventure bavaroise va donner raison à ces lignes.

De son carcan, Guardiola va dégainer une flèche à la base inchangée, mais à la pointe nouvellement affûtée. Alors qu’il présentait des équipes dans un 4-3-3 immuable qui exploitait le ballon sur la largeur du terrain, le technicien catalan va plus ou moins garder le même système mais changer son animation. Son idée de base, où Götze devait jouer le rôle de Messi et Kroos celui de Xavi, va rapidement s’écrouler. Le postulat d’une simple exportation du "Guardiolisme" de Barcelone à Munich mis en bière, les ailiers vont prendre une partie des commandes aux playmakers. En voyant les prouesses de Franck Ribéry et d’Arjen Robben sur les côtés Pep Guardila, a imaginé une animation fabriquée pour eux. Ainsi, afin d’exploiter leurs qualités au maximum, les latéraux (Philip Lahm et David Alaba) sont devenus des milieux de terrains pourvoyeurs de ballons et libérateurs d’espaces pour un jeu développé en entonnoir, grâce également à l’utilisation d’un attaquant de fixation (Mandzukic, Lewandowski).

Dans la version contestée par Franz Beckenbauer, Pep Guardiola utilisait son traditionnel milieu à trois qui ennuyait profondément les institutionnels du football allemand. Dans l’actuelle version, celle sur laquelle le Bayern et Guardiola se quitteront au mois de mai prochain, ces mêmes détracteurs y ont retrouvé leurs valeurs. "Ce serait une vraie honte si Guardiola s’en allait après trois ans. Il connaît bien mieux la Bundesliga, parle allemand beaucoup plus aisément et les joueurs sont beaucoup plus de son côté qu’au départ", déclarait ainsi… Franz Beckenbauer, le 28 novembre dernier, dans une tribune publiée par la  Deutsche Press-Argentur.

À Manchester City, Guardiola a tout pour se sentir comme un poisson dans l’eau
Si rien n’est encore officiel, Pep Guardiola devrait s’engager avec Manchester. Le club du nord de l’Angleterre, qui le courtise ouvertement depuis de nombreuses années, a effectivement tout fait pour l’attirer. Il faut dire qu’une partie de la structure barcelonaise ornée de succès lors de la période Guardiola s’est, en 2012, exportée chez les Skyblues. L’ancien vice-président économique des Blaugrana, Ferran Soriano, chargé de construire à City l’environnement économique sécure et compétent du Barça, va retrouver Txiki Bergiristain, le directeur sportif catalan qui officiera à Manchester dans les mêmes fonctions.

Depuis trois ans, le croquis mancunien ressemble donc de plus en plus au chef d’œuvre barcelonais. Avec des joueurs comme David Silva, Yaya Touré, Sergio Agüero, Kevin De Bruyne, Samir Nasri, Raheem Sterling ou Jesus Navas, Pep Guardiola a tous les profils nécessaires pour concocter sa mixture tactique. Une mixture qui reprendra les ingrédients de son FC Barcelone et de son Bayern Munich. En Angleterre, où le jeu direct est encore plus inscrit dans l'ADN qu’en Allemagne, Pep Guardiola devra se servir des enseignements bavarois, afin de ne créer aucune césure et de ne traverser aucune période d’adaptation. Au sein d’une Premier League plus éclectique, qui cultive le paradoxe d’une identité à la fois et personnelle et plurielle, le technicien catalan devra s’ouvrir un chemin qui n’attend que son passage. Car au-delà d’un club qui désespère de sa venue, Pep Guardiola est aussi très attendu par tout un championnat qui a connu le passage des deux autres (très) grandes références actuelles (Carlo Ancelotti et José Mourinho).

À une époque où les équipes de Premier League sont – volontairement – infiltrées par les joueurs espagnols, l’environnement est favorable à l’arrivée de Guardiola qui n’aura pas à totalement acculturer son prochain effectif. Ni un championnat qui tend à piocher de plus en plus en Liga. D’ailleurs, il se pourrait même qu’un remake du championnat espagnol se joue dans les théâtres anglais. Les récentes rumeurs envoient José Mourinho à Manchester United et Diego Simoene à Chelsea. Décidément, tout semble réuni pour que Pep Guardiola, dans son armure 2.0, soit prêt pour un nouveau combat. 
Source : Goal France.
 

Ousmane Demba Kane

Dimanche 27 Décembre 2015 - 13:03




1.Posté par sonia le 28/12/2015 13:24
MAIN DU BONHEUR Le froid est là!!!
y'a pas plus agréable pour un bon massage sensuel ou sénégalais avec toute l'arsenal de (thiourayes)
envi de passer de bon moment inoubliable?
venez nous voir.
nous sommes seules dans notre villa de grande standing, nous vous faisons voyagés au paradis du bien-être secret du massage.
N.B: SATISFACTION ASSURÉE!!!
NOUS COMBLERONS VOS ENVIES LES PLUS FOLLES.
faites le 77 381 47 87 / 77 352 79 13 / 70 820 94 90 ou 76 739 37 29
KHANA NéKHE!!!

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter