Commentaire : Babacar Diagne ou le manque de générosité dans la presse sénégalaise



Commentaire : Babacar  Diagne ou le manque de générosité dans la presse sénégalaise
Lors de la célébration de la journée mondiale de la presse le 3 mai dernier, le journaliste et formateur, Mame Less Camara avait invité le Synpics à exiger le départ du Directeur général de la Rts, Babacar Diagne, que les autorités veulent maintenir à la tête de cette structure en violation de la loi. « Si le Synpics laisse la reconduction de l'actuel Directeur général de la Rts, il aura failli à sa mission », disait-il, tout en précisant que cela « n'a rien de personnel, mais la loi, il faut la respecter ». En attendant la sortie du syndicat, la direction de la Rts a commencé elle son combat en utilisant la télévision nationale. Babacar Diagne et ses souteneurs ont profité de la fête de l’amicale des jeunes de la Rts ce samedi 7 mai pour répondre à ceux qui demandent le départ du directeur général et peut-être qu’il n’est pas le seul dans cette situation. Parmi les souteneurs du boss, quelqu’un qui a déçu, l’ancien directeur de la télévision nationale, Mamadou Baal. Il se permet de présenter Babacar Diagne comme indispensable à la tête de la boîte, c’est manqué de respect à tous ceux qui peuvent diriger cette structure et vouloir ramener le débat à un niveau crypto personnel.

Une anecdote, un matin, j’attendais tranquillement dans la grande rédaction de la télévision nationale un ami, promotionnaire qui officie dans la maison. Monsieur Diagne m’a trouvé sur place, en me serrant la main, il disait : « bonjour, salarié ou cachetier ! » Voilà comment le DG fait le distinguo entre ses jeunes agents quand il ne met pas un nom sur le visage. Et c’est indécent de faire la fête de ces jeunes une tribune pour justifier une prolongation qui ne se justifie pas. Il faut savoir faire la place, pour d’autres innovations, d’autres petites rebellions qui vont un jour permettre d’avoir une télévision publique libérée de la mainmise des politiques en place. Il faut savoir faire son temps, se battre pour les bonnes conditions de ses travailleurs, un service public de l’audiovisuel digne de ce nom parce que c’est ce qu’on retiendra, rien de plus ! il faut plus de solidarité et de générosité surtout de la jeune génération à l’interne avant même l’immixtion des autres dans un débat qui concerne tous les contribuables du service public de l’audiovisuel.

Ceux qui croient encore à ce métier, la jeune génération en tête doit se battre pour dire non, on est descendu dans la rue pour des choses moins importantes, juste pour la défense d’une personne, là c’est la profession qu’il faut défendre contre toutes les violations qui sont des violations de nos droits mais aussi contre toutes les dérives. Plus jeune, sans beaucoup de connaissances en matière de politique j’aimais déjà comprendre le communisme juste parce que notre professeur de français au lycée Charles de Gaule, Mr Koné, nous disait « moi je suis généreux parce que je suis communiste ». Non à la protection de simples intérêts personnels, ayons une vision d’ensemble, soyons plus généreux c’est pour l’intérêt de toute la profession.




Lundi 9 Mai 2011 - 13:03



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