Commission d’enquête parlementaire contre Aliou Sall : des députés se disent prêts

Sur ce point, c’est la majorité qui annonce les couleurs par la voix du 3ème vice-président, Abdou Mbow qui égratigne au passage le Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR). La réponse de Seynabou Wade des non-inscrits, ne tarde pas. «Ils parlent de transparence… », ironise-t-elle.



La guerre Wade-Aliou Sall aura bel et bien lieu. Au moment où les deux camps annoncent des conférences de presse, ce jeudi. L'Assemblée nationale n'est pas en reste. Selon le responsable de l’Alliance Pour la République (APR) au pouvoir, Mamadou Diop Decroix et Cie ne font que dans de « l’agitation politique ». Car l’affaire Arcelor Mittal est très claire. D’autant plus que selon le vice-président de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances, Amadou BA s’en est déjà expliqué.


Les « 75 milliards ont été dans la loi des finances rectificatives ». Pis, selon Abdou Mbow, c’est l’ancien régime qui n’est pas exempt de tout reproche. D’autant plus que, charge l’apériste : « L’Etat du Sénégal dirigé alors par le président Wade, avait retiré unilatéralement une licence,… ». Dénonçant « une nébuleuse », il enfonce le clou : «l’Etat a été condamné a payé le préjudice subi. Et en voulant régler le contentieux, a négocié avec Arcelor Mittal qui a versé 75 milliards. Et cet argent a été mis dans la loi des finances rectificatives ».

 
Dès lors, selon Abdou Mbow, le FPDR ne fait que «de l’agitation politique ». Pis, une agitation dirigée par quelqu’un qui a subtilisé un parti qui ne lui appartenait pas et qui est, aujourd’hui, en train de se chercher une nouvelle légitimité politique en voulant faire dans la diversion, l’agitation politique ». Mais, sert Abdou Mbow : «Nous les attendons de pieds fermes parce que ce n’est que de la politique politicienne ». Mieux, « l’Assemblée, c’est le lieu du débat politique et Inch Allah, on verra exactement ce qui se dira ».


Seynabou Wade de réagir au quart de tour, sur les ondes de la Rfm: «Je suis tout à fait d’accord pour que le problème soit posé à l’Assemblée nationale. La question a été posée au ministre des Finances, il nous a donné une réponse». Ironise cette dernière : «C’est une bonne chose, pour qu’il y est plus transparence comme ils ont l’habitude de le dire. Les intéressés viendront répondre d’eux-mêmes ». 


Jeudi 27 Novembre 2014 - 13:49



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