Commune de Diawara, ou le petit Paris du Sénégal

Située dans le département de Bakel, région de Tambacounda, la commune de Diawara est un véritable petit Paris qui se situe à des milliers de kilomètres de Dakar. Avec ses 12 100 habitants dont 60 à 70% de la population ont la double nationalité, la commune Diawara tel un nom famille est habitée en majorité par des Soninké. Peuple de migrants ou la majorité sont établis en France, 1200, d’après les chiffres recueillis.



Pour accueillir son excellence Monsieur l’ambassadeur de France Jean Félix Paganon qui effectue une tournée pour voir les réalisations acquises grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Les populations de Diawara ont mis les petits plats dans les grands, des tentes sont dressées sur la plus grande place du village, et des repas sont préparés pour l’événement. Pour l’occasion jeunes et vieux hommes et femmes sont drapés  de leurs plus beaux habits, les jeunes filles le rouge à lèvre bien tiré et parées de leurs bijoux de fêtes, rien n’est laissé en rade  pour accueillir leur hôte du jour.       Excellence, Monsieur l’ambassadeur «Nous vous souhaitons la bienvenue et sachez que vous êtes chez vous car Diawara est le petit Paris du Sénégal »crie le speaker qui assure le micro central. Autant dire qu'ici les liens avec la métropole reste toujours aussi vivaces. 
 
Diawara est un petit Paris du Gadiaga, comme disent les habitants, par conséquent nous vous demandons de faciliter l’octroi de papier à tous les jeunes qui sont nés en France, ils sont entre 60% et 70% qui sont  nés en France », a déclaré le maire de la commune de Diawara Killé Sakho. Sur cette interpellation son excellence Jean Félix Pagano pour raviver l’enthousiasme  des  habitants a loué le dynamisme des ressortissants sénégalais établis en France « La diaspora sénégalaise est l’une des plus dynamique et très sensibilisée pour le développement de leur localité d’origine, et les réalisations que nous venons d’inaugurer en sont la parfaite illustration, donc soyez en fier », affirme son excellence.
 
A, Diawara, il est très fréquent de voir ou de rencontrer de jeunes filles et garçons qui sont nés en France, qui n'en pas du tout l'air et de leur Paris à eux, qu’ils savourent à travers le grand écran des images magiques, ces « France naabé », qualificatif qui leur est donné,  gardent une nostalgie fugace de leur France si loin et si prés. Le teint clair, le visage empreinte de tranquillité, cette belle liane avec la démarche, chaloupée, Sarata Sahko âgée aujourd’hui de 15ans, cette native de Paris, est rentrée au bercail à l’âge de 12 ans, de la France, Sarata n’en  garde que de bribes de souvenirs. A la question de savoir si Paris  et ses belles avenues vous manquent,  elle vous réponde « Que de toute façon, un jour j’y retournerai, parce que je suis française aussi ».
 
Quant vous lui évoqué le nom de Paris, la coquette, Sarata bouillonne de joie telle une fille qui croise et savoure le regard  du premier amour, c’est un joli sourire qui dévoile une bouche large comme  un fruit défendu qui irradie son visage juvénile. Sara comme l’appelle ses amies, aime la France, pour preuve elle veut y retourner pour poursuivre ses études. A, Diawara, terre d’émigration, la double nationalité sénégalo-française est une réalité comme l’a affirmé le maire de la localité. L’histoire de Sarata Sakho, peut être multipliée à foison car le Bakel est une terre d’émigration. Ce qui fait qu’à Diawara, le lien que nourrissent les habitants avec la France est fort et intense car toutes les infrastructures ont été réalisées grâce à ses fils établis en hexagone qui sont estmés au nombre de 1200 émigrés résidents en France. Dans cette contrée se sont les émigrés qui remplacent les pouvoirs publics presque absents dans cette partie du pays. A, Diawara les deux drapeaux flottent et on les apercevoir de loin, signe que la France est bien présente dans les cœurs.   

Khadim FALL

Dimanche 15 Novembre 2015 - 12:54



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