Concertation sur l’acte 3 de la décentralisation : Barthélémy Dias charge l’opposition et prévient le président Sall

La concertation sur l’acte 3 entamée ce mardi s’annonce épique. Après les refus des libéraux et rewmistes qui ne croient à l’appel au dialogue, c’est au tour des alliés dans le cadre de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yaakaar (BBY) de poser leurs conditions. « La majorité ne veut pas dire l’unanimité donc au sortir d’une discussion, la majorité qui va se dégager doit être respectée» prévient le secrétaire national des jeunesses socialistes, Barthélémy Dias qui ne manque par ailleurs pas d’inviter les opposants à revoir leur copie. « Ce n’est pas fair play » même du temps « quand Wade appelait à une concertation, l’opposition répondait au moins même de se faire rabrouer au Palais. Nous sommes des Sénégalais et ce qui nous unit, c’est le Sénégal, ceux qui ne sont pas d’accord, ils n’ont qu’à venir et dire pourquoi, ils ne sont pas d’accord » charge-t-il.



Concertation sur l’acte 3 de la décentralisation : Barthélémy Dias charge l’opposition et prévient le président Sall
En effet, Barthélémy Dias qui félicite le président de la République, ne manque pas de dire que l’initiative vient à son heure à BBY. « Depuis le début, nous avons souhaité que ce type de démarches puisse avoir lieu. Cela veut dire qu’on puisse discuter. C’est un acte extrêmement important pour l’avenir de ce pays. C’est vrai qu’il y a des enjeux qui sont à différents niveaux. Aujourd’hui, les communautés rurales vont devoir être érigées en communes. Au niveau des communes d’arrondissement, on s’était déjà battu pour les faire disparaître et nous avons aussi d’autres revendications que nous pouvons poser sur la table à travers un dialogue, un débat et au niveau de Dakar, par exemple les communes d’arrondissement souhaiteraient être érigées en communes d’exercice de plein droit. Dans cette concertation, le chef de l’Etat a souhaité aussi rencontrer la société civile et je rappelle qu’elle a eu à tenir un certain débat des candidatures indépendantes et la concertation est importante parce qu’à chaque niveau, nous avons nos idées et nous ne souhaiterons pas les imposer mais au moins de les proposer et je salue l’initiative du président ».

« Mieux vaut tard que jamais » indique le socialiste qui « reste convaincu qu’au sortir de cette rencontre, on aura un consensus » mais tout en formulant cette précision aux membres de la coalition.

« Il faut qu’on soit d’accord sur une chose : c’est que la majorité ne veut pas dire l’unanimité donc au sortir d’une discussion, la majorité qui va se dégager doit être respectée», lâche le maire de la commune d’arrondissement de Mermoz (Dakar) qui ne rate pas les opposants qui ont martelé leur refus à la main tendue du président Sall

« Le chef de l’Etat a rempli son devoir en tant président de tous les sénégalais, il a invité tout le monde. C’est une invitation pas une convocation. Vous êtes invités c’est comme à un anniversaire. Certains veulent venir d’autres ne veulent pas mais je pense que ceux qui ne veulent pas venir doivent revoir leur position. Nous faisons de la politique certes mais nous devons prendre en compte l’importance de cette réforme. Sous le régime du président Wade, quand il appelait à une concertation, l’opposition répondait au moins même de se faire rabrouer au Palais. Alors, je pense que ce n’est pas fair play et nous sommes des Sénégalais et ce qui nous unit, c’est le Sénégal, ceux qui ne sont pas d’accord, ils n’ont qu’à venir et dire pourquoi, ils ne sont pas d’accord », sur les ondes de la Rfm.


Mardi 22 Octobre 2013 - 16:23



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