Conférence internationale sur l'émergence: Makhtar Diop fâche Macky



Tout est parti hier de l’intervention du vice-président de la Banque mondiale, le sénégalais Makhtar Diop. Ce dernier à la conférence internationale sur l'émergence à Abidjan regroupant plusieurs dirigeants du monde et pas moins de 300 participants venus de 40 pays, de mettre l’accent dans son intervention lors du panel sur «les difficultés rencontrées par les pays en quête d'émergence ainsi que les facteurs clés du succès ».  «L’impérieuse nécessité pour les pays africains en quête d'émergence, après avoir libéralisé la production de l'énergie, d'en libéraliser la distribution », soulignera par ailleurs le Sénégalais. Ce qui n’est pas pour plaire au Chef de l’Etat, Macky Sall qui demande la parole.

 
Ce, pour lancer : «Je voudrais rebondir sur les propos du vice-président de la Banque mondiale. Sur la question de l'électricité, par exemple, depuis plus de 20 ans, nos pays se sont engagés dans la libéralisation du secteur de la production. Or, cette libéralisation a permis de dire aux commissions nationales et aux gouvernements : «Vous produisez mal et il y a beaucoup de corruption. Donc, il faut que vous libéralisiez la production». Les compagnies viennent et les modèles de contrat qui sont validés rémunèrent de façon excessive les charges fixes, au détriment de la rémunération sur l'investissement. Si on dit de privatiser la distribution, il faut rappeler que celle-ci à une vocation sociale, puisque nous devons produire de l'électricité pour tous. Nous devons faire en sorte que le monde rural puisse être intégré dans le réseau. Ce qui n'est pas la vocation du secteur privé ». Loin d’en avoir fini, le successeur de Wade d’ajouter que  «sur l'eau, depuis que la privatisation a commencé, les contrats de concession proposés donnent aux Etats le patrimoine et on transfère la gestion aux privées, mais les risques de l'investissement restent dans le portefeuille de l'Etat ».


«Nous avons des concessions, mais quels sont les investissements qui sont faits depuis lors pour moderniser les rails africains ? Pas grand chose. En tout cas, chez nous, entre Dakar et Bamako, le train roule toujours à 25 Km/h, s'il roule encore ». Abordant l’exemple de la 4G, le président Sall de déplorer : «Vous mettez de grandes compagnies internationales face à de petites agences nationales et des gouvernements qui n'ont même pas de ressources en la matière et les contrats sont toujours en défaveur des Etats. C'est cela la réalité ». «Nous sommes très ouverts, nous sommes pour la transparence, mais il faut que les contrats soient plus équitables, au bénéfice des populations », clôt-il, relaie "l'Observateur".
 


Jeudi 19 Mars 2015 - 12:21




1.Posté par Deugg Gui le 19/03/2015 16:39
"... Il faut que les contrats soient plus équitables..." c'est inouï !!!!

Ce n'est pas la Banque mondiale qui négocient les contrats. On est où là !!!!

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