Conflit entre promoteurs et CNG de lutte: L’arbitrage nécessaire de la tutelle

Le départ d’Alioune Sarr et la dissolution du Cng de lutte constituent désormais le nouveau cheval de bataille des promoteurs de lutte. Après avoir pris la décision de plafonner les cachets, ces derniers réunis au sein d’un collectif veulent tout bonnement une toute nouvelle structure qui prendrait en charge leurs intérêts. Mais cette revendication de surseoir à l’organisation des combats et la menace de décréter une année blanche aura du mal à prospérer, si l’on sait que le Cng est délégataire de pouvoir du ministère des sports. C’est en tout cas l’avis de Cheikh Sarr et Jules Diop, respectivement président de l’association des amateurs et président de l’académie olympique.



Conflit entre promoteurs et CNG de lutte: L’arbitrage nécessaire de la tutelle
Après leur option de mettre fin à la flambée des cachets et de le plafonner à 75 millions de FCfa, les promoteurs ont, depuis jeudi dernier, changé de fusil d’épaule en attaquant frontalement le Cng de lutte. A la sortie de leur point de presse, Gaston Mbengue et ses camarades du collectif des promoteurs ont décidé de mettre en veilleuse les activités concernant l’organisation des combats de lutte tout en réclamant l’installation d’une nouvelle structure où toutes les composantes de la lutte seront représentées. A en croire Cheikh Sarr, président de l’association des amateurs de lutte, toutes ces revendications auront du mal à prospérer si une concertation entre les différentes composantes de la lutte n’est pas organisée au préalable.

«Le Cng de lutte doit diagnostiquer le mal, enregistrer toutes les doléances et trouver la solution. Il est impossible de connaitre une année blanche comme l’ont laissé entendre les promoteurs. Ils ont dégagé cette position sous le coup de la colère. Mais nous pensons que c’est un vent qui va passer. Il faut noter que la lutte s’accompagne traditionnellement de polémiques qui sont vite dépassées. Il suffit toutefois que le rapport financier que transmis au ministre des Sports soit rendu public et renouer avec la concertation entre toutes les acteurs», réagit-il.

A l’opposée des promoteurs, il pense qu’en s’attaquant au Cng, les promoteurs font « fausse route ». «Le Cng est actuellement incontournable dans la gestion de la lutte. On ne peut pas demander des comptes à une structure délégataire de pouvoir», a-t-il ajouté. Pour le directeur de l'Académie nationale olympique du Sénégal, Souleymane Boune Daouda Diop qui s’est intéressé à la question, « si les promoteurs sont libres de ne pas reconnaître le Cng, ils ne peuvent pas cependant l’empêcher de poursuivre la mission que l’Etat lui a déléguée », dit-il.

Et de poursuivre : «Si les promoteurs n’ont pas obtenu du Cng une réponse satisfaisante, il faudrait que le ministère des Sports puisse arbitrer car notre sport est organisé », a-t-il indiqué.

De son point de vue, il faut regrouper tous les acteurs pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent entre promoteurs, lutteurs et Cng. «Quand les promoteurs disent qu’il faut plafonner les cachets, les lutteurs ont le droit d’accepter ou de ne pas accepter. Il faut ouvrir des plages de dialogues parce qu’il n’y a pas de problèmes insurmontables», préconise-t-il.
Omar DIAW (Sud quotidien)

Omar DIAW

Samedi 25 Août 2012 - 14:56



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