Congo-Brazzaville: peu d'engouement pour le référendum

Au Congo-Brazzaville, les électeurs étaient appelés à se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution qui permettrait au président Sassou-Nguesso de se représenter en 2016. Les Etats-Unis ont demandé le «report» du scrutin. L’Union européenne a estimé que « les conditions actuelles ne permettent pas un scrutin libre et transparent » au Congo. Et pourtant, il s’est tenu ce dimanche dans un climat tendu alors que l’opposition avait appelé au boycott scrutin. Un vote qui n’a pas suscité beaucoup d’engouement.



Au Congo-Brazzaville, on ne connaît pas encore le chiffre de la participation au référendum de ce dimanche, mais une chose est sûre, le dépouillement n’aura pas duré bien longtemps. A 18 heures pile, heure prévue pour la fermeture des bureaux de vote, tout était déjà bouclé à la mairie centrale de Brazzaville et ce n’était pas un cas isolé.

« Nous avons dû fermer, car nous n’avions pas de votants et aussi par mesure de sécurité », explique sous couvert d’anonymat un responsable de bureau dans le quartier de Makélékélé. C’est dire que dans cette partie de la ville, réputée proche de l’opposition, le vote s’est tenu dans un climat de tension derrière un calme apparent puisque certains assesseurs ont passé leur journée sous la chaleur à attendre des électeurs qui ne venaient pas.

Un peu plus de mobilisation dans l’après-midi

Les habitants de ces quartiers ont-ils répondu massivement à l’appel au boycott lancé par l’opposition ou se sont-ils tout simplement abstenus pour exprimer une défiance plus générale vis-à-vis de leur classe politique ? Difficile à dire. Certains habitants auraient d’ailleurs aimé voter, mais se sont plaints de ne pas avoir reçu leur carte d’électeur.

 

Dans le reste de la capitale, la journée avait débuté timidement aussi, mais en fin d’après-midi des files d’attente s’étaient formées. Chacun se félicitant du bon déroulement du scrutin. Et de manière générale, beaucoup de Congolais qui se sont déplacés aux urnes insistaient sur l’importance pour eux d’exercer leur devoir de citoyen avec tous le même souhait : préserver la paix, comme échaudés par les violences du début de semaine qui ont ravivé chez certains le spectre de la guerre civile.
source:rfi.fr


Dior Niang

Lundi 26 Octobre 2015 - 06:57



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