Constat d'échec après le sommet entre les deux Soudans

Un sommet d'urgence a eu lieu le 3 septembre à Khartoum entre le président du Soudan, Omar el-Béchir et le président du Soudan du Sud, Salva Kiir. Dès le rituel protocolaire achevé, les deux présidents, chacun à la tête de sa délégation, ont entamé des pourparlers afin de débloquer la situation et faire baisser la tension entre les deux Etats. En vain.



Le président du Soudan du Sud s'est entretenu avec son homologue soudanais el-Béchir, lors d'une visite à Karthoum le 3 septembre 2013. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah
Le président du Soudan du Sud s'est entretenu avec son homologue soudanais el-Béchir, lors d'une visite à Karthoum le 3 septembre 2013. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

La tension a toujours prévalu dans les relations entre le Soudan et le Soudan du Sud. Après avoir multiplié les accusations mutuelles pour les uns de soutien aux rebelles et pour les autres de non-respect des accords de paix, une méfiance s’était installée entre les deux Etats.
 

Un sommet entre le président du Soudan Omar el-Béchir et son homologue du Soudan du Sud Salva Kiir, ce mardi 3 septembre à Khartoum, devait restaurer la confiance et la dynamique de la paix. Dans un geste de bonne volonté, le président du Soudan a annoncé d'emblée qu'il ne s'opposait plus au transit du pétrole du Soudan du Sud par son territoire, ni à son exportation à un pays tiers. Cependant, ce sommet s'est soldé par le constat de divergences profondes, et les deux hommes se sont séparés sur un bilan négatif.
 

La région contestée de l'Abyei


« Il est naturel que chaque camp expose les causes qui lui semblent les plus essentielles », estime Ali el-Kurti, le ministre des Affaires étrangères du Soudan, qui ne nie pas les désaccords« Cependant, poursuit-il, cela ne veut pas dire pour autant que les différends vont persister. Ce sommet a permis à chacun d’avancer son point de vue concernant les sujets traités, de clarifier les positions des uns et des autres. Il existe un préjugé favorable pour résoudre les divergences, une volonté d’exposer les dossiers, non pas comme des différends, mais comme une base de négociations pour trouver des solutions ».
 

La région contestée d’Abyei peut être le révélateur de la volonté des deux Etats, de résoudre par le compromis les différends qui les opposent. Cette région pétrolière est en effet au coeur des tensions entre les deux Etats. L'Union africaine a proposé la tenue d'un référendum pour déterminer auquel des deux Soudans la ville devait appartenir, mais alors que le Soudan du Sud semble déterminer à organiser ce scrutin le 12 octobre prochain, le Soudan, lui, persiste à demander son report.
Source: RFI



Mercredi 4 Septembre 2013 - 11:40



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