Contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres: Aminata Touré inaugure la COMNAT/ALPC

La paix et la sécurité sont des facteurs garants du développement du pays. Donc l'inauguration du siège de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (COMNAT/ALPC) met ces aspects au centre des préoccupations du gouvernement sénégalais.



 Le Premier ministre Aminata Touré a inauguré le siège de la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des Armes Légères et de Petit Calibre (COMNAT/ALPC). La cérémonie est suivie d'un atelier intitulé « Agir pour la sécurité au Sénégal : quid de la lutte contre la prolifération des ALPC».


« L'inauguration des locaux de la COMNAT suivie de la présidence de ce séminaire me donnent l'importance que notre pays attache à la paix et à la sécurité, et en conséquence à l'éradication de la prolifération et de la circulation illicite des ALPC », introduit, le Premier ministre qui présidait cette journée.


Les armes classiques ont un impact négatif indéniable et incommensurable aux plans humanitaire, social, économique, voire politique sur les nations, l'ex secrétaire général des Nations unies, Mr Kofi ANNAN n'avait pas hésité à les assimiler à des « armes de destruction massive ».


Selon, le chef du gouvernement, ces types d'armes prolongent les conflits et les exacerbent, nuisent au respect du droit international humanitaire, menacent la stabilité de certains gouvernements, profitent au terrorisme et à la criminalité. Elle montre l'exemple Malien comme assez éloquent pour justifie cette lutte contre les armes légères. « Tout près de chez nous, la disponibilité et l'abondance de ces armes dans le Sahel a failli aboutir au contrôle d'un Etat démocratique et stable par des terroristes puissamment armés. Elles ont favorisé des violences inadmissibles sur les femmes et provoqué des traumatismes difficiles à effacer. Il faut reconnaître qu'elles mettent en danger les politiques socio-économiques et les efforts de développement de nos Etats et le tribut est réellement trop lourd à payer », soutient-elle.


Il est donc impérieux de s'intéresser à cette problématique qui va bien au-delà de la question de la sécuritaire, mais qui doit également être prise comme une question de droits de l'homme et de développement. La COMNAT aura donc pour mission d'assister les autorités nationales compétentes dans la conception et la mise en œuvre d'une politique nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre.  Dans un contexte régional avec des menaces et défis multiformes à la sécurité, avec en particulier ceux liés à la violence armée, la pertinence du thème choisi n'est plus à démontrer.



Mardi 18 Février 2014 - 15:41



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