Corée du Sud. Face au scandale, le Premier ministre offre sa démission

Mis en cause dans une enquête pour corruption à l'instar d'autres proches du pouvoir, le Premier ministre de la Corée du Sud, Lee Wan-Koo, a offert sa démission.



Corée du Sud. Face au scandale, le Premier ministre offre sa démission
Il était au travail, ce mardi, en attendant la décision du chef de l'État mais le Premier ministre de la Corée du Sud a bel et bien offert sa démission à sa présidente Park Geun-Hye. Mis en cause dans une enquête pour corruption, Lee Wan-Koo aura finalement cédé à la pression de l'opposition.

 

Le scandale, touchant également d'autres membres de l'entourage de la présidente Park Geun-Hye, a, lui, débuté avec le suicide d'un puissant homme d'affaires qui, avant de mourir, a affirmé qu'il avait donné des fonds au Premier ministre ainsi qu'à deux autres proches de la présidente (lire en encadré). Une présidente qui a donc déclaré la guerre à la corruption, promettant de punir« quiconque » se rendrait coupable de malversations.
 

La présidente donnera sa réponse dans une semaine

Le Premier ministre, lui, refusait jusqu'ici d'accéder aux appels à quitter ses fonctions lancés par la Nouvelle alliance politique pour la démocratie (NAPD), la principale formation d'opposition. Mais lundi soir (heure locale), Lee Wan-Koo a finalement fait savoir qu'il avait proposé sa démission. De son côté, la présidente Park Geun-Hye, actuellement en voyage officiel en Amérique latine, a affirmé, ce mardi, qu'elle se prononcerait à son retour au pays la semaine prochaine. 
 

Mais cette affaire est une mauvaise nouvelle de plus pour la présidente, qui se remettait à peine de sa dégringolade dans les sondages consécutive au naufrage du ferry Sewol qui a fait 304 morts il y a un an. Park Geun-Hye est également régulièrement critiquée pour son manque de discernement dans ses nominations. Plusieurs responsables nommés à de hautes fonctions ont dû démissionner en raison de révélations sur leurs fautes passées supposées.



Sung Wan-Jong, ancien patron d'une entreprise de BTP en faillite, s'est pendu près de son domicile de Séoul le 9 avril. Dans sa poche, les enquêteurs ont retrouvé une liste énumérant les noms de huit personnes, dont le Premier ministre et le chef du cabinet de la présidente, en face de sommes présumées être des pots-de-vin. L'homme d'affaires était soupçonné d'avoir alimenté une caisse noire en fonds prélevés dans les comptes de son entreprise dans le but d'acheter hommes politiques et hauts responsables du gouvernement. Au moment où il s'est donné la mort, le parquet s'apprêtait à l'interroger
 

 


Ouest-france

Mardi 21 Avril 2015 - 11:22



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