Correctionnel-Karim contre Alboury Ndao: Me El Hadji Diouf dans ses œuvres

C’est l’avant dernier acte du procès qui oppose Karim Wade et Alboury Ndao autour du fameux compte de Singapour. Le délibéré sera rendu ce 28 mai. Après les plaidoiries de la défense et le réquisitoire du Procureur de la République, place ce jeudi à la défense de l’expert-comptable dont Me El Hadji Diouf. Les conseils de Wade-fils, leur client et les libéraux en prennent pour leurs grades.



Toujours tiré à quatre (4) épingles, costume-cravate et lunette, l’ancien administrateur de la société DPW est appelé à la barre à 11h56. Convocation faite par le juge du Tribunal Correctionnel qui sera immédiatement suivie par la demande, formulée par la partie civile de renvoi  de l’audience. «Aujourd’hui ces avocats sont constitués dans une autre procédure», explique la robe noire. Ce dont Me El Hadji Diouf qui s’était déjà retroussé les manches ne veut pas entendre parler. Le tonitruant avocat ne rate pas la partie adverse. Selon lui, c’est un «manque notoire de respect pour la Cour » car « ils sont tous absents ». Pis, selon toujours le conseil d’Alboury Ndao, c’était comme si le tribunal devait les attendre au moment où ils font dans du dilatoire en instrumentalisant le peuple Sénégalais et manipulant l’opinion. Et le droit de réplique ? rétorque l’autre camp. «La réplique n’est pas un droit», tonne Me Diouf qui concluant que «les absents ont toujours tort », demande au juge de «balayer la demande».
 

«Les avocats de Karim sont nuls », Me El Hadji Diouf
La Cour qui veut certainement en finir avec cette affaire en cours depuis mai 2014, c’est le rejet qui sera finalement formulée. Mais le juge d’interpeller Me El Hadji Diouf en ces termes : « Me, il n’y a pas de problème à votre niveau ? ». « Vous voulez parler de la suspension ? Non car la suspension est suspendue par l’Appel », sert la robe noire qui commence alors sa plaidoirie. « Certains n’ont jamais voulu me voir plaider ce dossier mais peine perdue », ouvre l’avocat-député qui n’en revient pas qu’on puisse vouloir la mort d’Alboury Ndao en ordonnant la fermeture de son cabinet. Selon l’avocat, Alboury Ndao doit devenir un chômeur, un mendiant pour le seul délit d’avoir été saisi dans l’affaire du prince, le fils du président sortant Abdoulaye Wade, Karim. Parlant de « mensonge éhonté », le conseil de dire que Wade-fils et ses avocats n’ont fait que transférer le dossier devant la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) devant le Tribunal correctionnel. Ce, pour faire oublier le vrai voleur qu’est Karim Wade. Où est l’escroquerie ? tonne ce dernier de préciser qu’ «on assiste à un procès surréaliste».  «Ces avocats sont (si) nuls, engagés, furieux passionnés qu’ils se sont acharnés sur Alboury Ndao oubliant qu’il n’est ni policier ni juge pour pouvoir donner des preuves », martèle Me El Hadji Diouf qui dit avoir été agressé par des libéraux.

 
Des avocats boudent la salle 3
Des avocats de se lever pour arrêter leur confrère. «On n’a pas à les insulter, entres confrères, il y a le minimum», clament ces voix. «Je n’ai rien à cirer de ses remarques », réplique le conseil d’Alboury Ndao.  Des avocats dont Me Doudou Ndoye qui ne « veulent pas écouter ce qui se dit », préfère pour leur part, quitter la salle. Le juge de rappeler à l’ordre Me El Hadji Diouf qui est invité à modérer son langage et de s’en tenir aux faits de faux, usage de faux et escroquerie au jugement contre son client. «Ce sont eux qui perturbent l’audience », réagit Me El Hadji Diouf qui accuse Me Doudou Ndoye d’être le responsable car ayant dit que la CREI n’existait plus.


Apologie du crime
La défense d’Alboury Ndao composée de trois (3) avocats dont Mes Samba Ametti et Ndéné Ndiaye, ces derniers d’emboucher la même trompette que leur prédécesseur en termes moins virulents pour demander d’innocenter leur client. Ce, d’autant plus que formulent-ils : «les faits sont vides, il n’y a pas de faux». Dans leur entendement «les avocats de Karim Wade parlent de choses qui devaient être dites dans la salle 4 devant la CREI» car ayant alors «la possibilité de demander une contre-expertise du rapport d’Alboury Ndao. Ce qu’ils n’ont pas fait». Le pire selon ces avocats, Alboury Ndao n’a reçu aucun centime » au moment où «il est jeté en pâture, agressé par des personnes instrumentalisé ». Dans cette procédure, on est en train d’assister à «une apologie au crime», regrette Me Ametti. Partie qui demande 500 millions pour préjudice financier et morale.

 
La réplique des avocats de Karim
Mes Ciré Clédor LY et Demba Ciré Bathily bien présents d’apporter la réplique à la défense. Le second ne manque pas de répondre à Me El Hadji Diouf en louant la « noblesse » de Mes Ametti et Ndiaye en ce sens dira-t-il que «nous ne sommes pas à Sorano» encore moins «au théâtre». Mais revenant à l’affaire des 47 milliards de Singapour, le conseil de préconiser de « partir des faits pour aller au Droit». Et le premier élément est que selon lui, «Alboury Ndao n’a pas officié en tant qu’expert-comptable ». Dans la mesure où, développe-t-il, «ce qu’on lui reproche n’a rien à voir avec sa mission». C’est de son propre chef que l’expert a dit avoir découvert un compte à Singapour. Une pure invention dans l’entendement des avocats de Wade-fils. La demande est ainsi formuler à la Cour à savoir de tirer toutes les conséquences par rapport aux faits de ce « faux intellectuel et couché dans un rapport », selon les propres termes de Me Demba Ciré Clédor LY. Délibéré, le 28 mai prochain.
 


Jeudi 23 Avril 2015 - 18:05




1.Posté par mayday le 24/04/2015 07:55
ce guignol n'a pas sa place dans le barreau. ce métier est assez noble pour s’accommoder de tel sulfureux personnage. Quand on a des arguments techniques et tactiques , on a pas besoin d'usager de la violence verbale.Sa radiation du barreau ne ferait mal à personne

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