Corruption, haute trahison, malversations dans la gendarmerie: Et pourtant Wade a été mis au courant

Tout est parti d'une lettre adressée au président Abdoulaye Wade mais sans suite. En effet, le 12 avril 2008, alors qu'il venait d'être démis de ses fonctions de n°2 de la gendarmerie, le colonel Abdoulaye Aziz Ndaw avait écrit une correspondance au président de la République pour dénoncer certains pratiques ayant cours dans la gendarmerie.



Corruption, haute trahison, malversations dans la gendarmerie: Et pourtant Wade a été mis au courant
Le colonel Ndaw demandait une enquête officielle pour déterminer et analyser les faits qui ont conduit les hautes autorités de la gendarmerie de le relever de ses fonctions et de le laisser sans fonction. Ce qu'il considérait comme « une ultime déshonneur pour un officier ». Alors qu'il croyait en la « raison d'Etat », le colonel Ndaw avait souligné dans cette correspondance, les pratiques malsaines au sein de son corps. « Aujourd'hui je sais plus si je sers dans une organisation maffieuse, dont le seul but est de défendre les intérêts malsains, ou une milice qui tient en otage l'Etat et la République, par le mensonge, la délation, la manipulation et le complot permanent », avait avertit, le Colonel Ndaw.


Il enfonce le clou en soutenant que, « des faits constants, précis et insolites ont eu lieu et pourrait expliquer cette décision. Des personnes gravitant autour du pouvoir ont fait chanter le général, haut commandant de la gendarmerie, suite à des magouilles et malversations portées à leurs connaissances. Ces faits ont conduit dans cette semaine du 09 au 16 juin 2007, cet officier Général à les faire arrêter, torturer et détruire les ordinateurs et traces de leurs investigations », renseigne toujours le colonel Ndaw dans sa correspondance.

Selon le Colonel auteur du livre « Pour l'honneur de la gendarmerie Sénégalaise », devant les questions et interrogations, un Général Haut commandant de la gendarmerie, chef militaire, officier assermenté, a menti en rejetant les faits et responsabilités sur son subordonné direct.

Ainsi, le colonel Ndaw avait fini d'écrire sur son adresse au chef de l'Etat, « je vous demande, Monsieur le Président de la République de faire ouvrir une enquête exhaustive sur les faits, ou tout au moins de me recevoir en audience en présence de mes détracteurs et me permettre de défendre mon honneur ou, enfin me faire punir par le haut commandant de la gendarmerie qui aura alors la charge d'écrit noir sur blancs ce qu'il me reproche ».


Mercredi 16 Juillet 2014 - 11:59



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