Côte d'Ivoire: «Menacé» de mort selon lui, Ben Zahoui dit avoir déjà réservé sa place dans un cimetière à Accra

Ben Zahoui Degbou ex journaliste à la Télévision publique ivoirienne révèle depuis Accra où il s’est exilé depuis 2011, qu’il reçoit des coups des messages de menaces de mort, de la part des individus non identifiés.



Côte d'Ivoire: «Menacé» de mort selon lui, Ben Zahoui dit avoir déjà réservé sa place dans un cimetière à Accra
Selon ce dernier, lesdites menaces ne pourront le faire changer d’avis. Il souligne qu’il avait la possibilité de faire allégeance à Ouattara à la perte du pouvoir de son mentor Laurent Gbagbo, mais a refusé et ne le fera jamais.

Il va plus loin pour indiquer qu’il a déjà réservé sa place dans cimetière Ghanéen où il compte être inhumé si d’aventure il prenait rendez-vous avec la mort.

« A ceux qui se cachent derrière des coups de fil et messages anonymes, je voudrais seulement dire qu’ils ne sont pas immortels et n’ont pas le monopole de la violence. Je garde jalousement ma dignité et mes convictions que je défendrai jusqu’au bout. J’ai été formé pour écrire et parler, et si je dois mourir, alors je mourrai, parce que, je vais continuer à faire mon travail de journaliste dans les règles de l’art. Et puis, entre nous, j’ai déjà réservé ma place au cimetière de Kaneshie, à Accra au Ghana, pour mon enterrement », a indiqué via internet l’ex directeur de la chaine TV2, avant de révéler. 

« En avril 2011, la chose la plus facile pour moi aurait été de passer par mes nombreuses connaissances autour de Ouattara   pour lui faire allégeance. J’ai refusé de le faire et je ne le ferai jamais. Je resterai à l’étranger le temps qu’il faudra. La raison est simple. Le Président Houphouët m’a dit devant témoins que « ce monsieur n’est pas Ivoirien, ni sociologiquement, ni juridiquement. Il est en mission pour les occidentaux ». A mon petit niveau, son problème de nationalité n’est pas réglé bien qu’il soit à la tête de mon pays. Le décret du Président Laurent Gbagbo qui a utilisé l’article 48 de la constitution pour l’autoriser à compétir en 2010 et « sa candidature dérivée » en 2015, sont totalement contraire au juridisme. »

Pour le géographe de formation, les actuels occupants du pouvoir rendront un jour compte de leurs agissements, car selon lui c’est la loi de la nature.

« De toutes les façons, les gouvernants actuels, seront rattrapés par la justice impartiale et implacable de demain, celle de la Nouvelle Côte d’Ivoire. Ils seront jugés pour des vrais crimes contre l’humanité. C’est la loi de la nature », a conclu l’actuel fondateur de l’agence Glouzilet, outillée dans la production des films et programmes TV, Ben Zahoui Degbou.
Source:Koaci.com

Dior Niang

Mercredi 20 Juillet 2016 - 07:58



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