Côte d'Ivoire: Soro balaie les écoutes et s'estime victime d'un «abus de pouvoir» de la juge française

Comme annoncé, Guillaume Soro a pris la tribune de l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur ses problèmes qui défraient la chronique depuis un mois. "La spirale, l’affolement médiatique sans précédent qui s’observe contre ma personne mérite des clarifications" telle fut l’introduction de l'ancien chef de la rébellion. Plus de trente minutes durant, devant les députés il a évoqué les deux affaires qui le poursuivent, les écoutes en liens avec le coup d'Etat avorté au Burkina et les poursuites judiciaires en France.



Côte d'Ivoire: Soro balaie les écoutes et s'estime victime d'un «abus de pouvoir» de la juge française
Pour le premier dossier, il n'y passera que quelques minutes, qualifiant les écoutes de "chimères" s'en remettant à saluer l'amitié entre les deux pays et la décision d’Ouattara de s'occuper de cette affaire avec le président Kaboré quand ce dernier sera investi

"Sur l’affaire des écoutes, que des chimères, j’en ai parlé au président Ouattara et il a tranché, il a décidé de traiter personnellement cette affaire avec les nouvelles autorités burkinabé" a laconiquement indiqué le président de l'Assemblée nationale pour cette affaire dans laquelle les autorités de transition au Burkina, par le premier ministre Zida, ont annoncé l'authentification des bandes.

Pour le mandat d'amener délivré contre lui par la justice française, Guillaume Soro a exprimé avoir été "choqué".
"J’ai été choqué au plus haut point d’une des pires campagnes de calomnie orchestrées contre ma personne" a débuté sur ce dossier celui qui est poursuivi dans le cadre d'une plainte de Michel Gbagbo pour traitements inhumains lors de la crise postélectorale.
Pour Soro, il s'agirait d'une affaire personnelle d'une juge cherchant à simplement l'humilier.

"Une juge française a cru devoir par tous les moyens de m’humilier, voilà c’est fait je lui dis bravo par contre quand la juge a tenté d’humilier mon pays, je ne peux pas l’accepter." a expliqué l'ancien premier ministre toujours sous le coup du mandat d'amener en France.
Soro s'indignera par ailleurs sur le non-respect de l'immunité diplomatique et évoquera un "abus de pouvoir" de la juge Kheris.

"Bénéficiant de l'immunité absolue, une telle démarche pu être engagée, cela est incompréhensible, cela relève d'un abus de pouvoir que je dénonce avec force, la juge ne pouvait me délivrer un tel mandat, c'est un outrage fait à notre nation".
"Je ne suis pas homme à fuir ni la justice ni la responsabilité" a poursuivi celui qui jusque-là n'a jamais pourtant répondu aux convocations de la juge française.

Alors que le doute plane un éventuel ordre de mission antidaté pour le sortir d'affaire, il demande enfin à la juge française de venir en Côte d'Ivoire, assistée par un magistrat ivoirien, pour l'écouter.
Pour conclure, telle une réponse à ceux qui demandent sa démission, il répondra: "je suis un homme de mission pas un homme de démission".
source:koaci.com

Dior Niang

Samedi 19 Décembre 2015 - 08:10



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