Côte d'Ivoire: arrestation d'une responsable des femmes du FPI

On apprend l'arrestation, mercredi 10 août 2016 en Côte d'Ivoire, d'une responsable des femmes du Front populaire ivoirien (FPI), parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, à son domicile de Yopougon, par des agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Selon son avocat, Antoinette Rouissa Meho a été arrêtée pour des motifs politiques. Les autorités démentent.



D'après son avocat, Antoinette Meho a été arrêtée par neuf agents de la DST. Quand elle et son mari ont voulu connaître les raisons de son interpellation, les agents les ont brutalisés, affirme Me Dacko, qui dénonce les conditions de cette arrestation :
 
« Nous avons appris qu'elle a été entendue à la DST sans avocat. Elle a été interrogée sur ses activités politiques. C'est une femme politique, et à ce titre-là, elle est très, très active », fait-il remarquer.
 
Selon lui, les motifs de son arrestation sont politiques. Me Dacko souligne notamment que Mme Meho était prête à témoigner pour Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, et pour sa femme Simone Gbagbo aux assises d'Abidjan.
 
« Elle fait partie des témoins que nous avons déjà recensés. Tant pour la première dame que pour le procès de La Haye, elle est prête à témoigner », note l'avocat.
 
Les autorités démentent tout motif politique
 
Me Dacko rappelle également qu'Antoinette Meho, avec Me Touré et Me Badié, travaille sur le dossier de Duékoué, « qui est une ville martyre ».
 
De son côté, le ministère ivoirien de l'Intérieur confirme cette arrestation, mais dément toute motivation politique. « Nous faisons tout pour que les exilés rentrent au pays alors nous n’allons pas décourager cet élan », souligne un responsable.
 
Ce même responsable du ministère assure donc qu'aucune interpellation n'est « liée à une quelconque appartenance politique ». « La preuve, fait-il valoir, les deux tendances du FPI sont en tournée dans le pays et cela se passe sans problème. »
 
« Cette arrestation est due à des affaires qui existaient depuis longtemps », affirme-t-il, sans donner plus de précision sur la question.


Source: Rfi.fr


Samedi 13 Août 2016 - 10:54



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