Côte d’Ivoire: dernier jour d'une campagne électorale à deux vitesses

C’est le dernier jour de meetings et de déplacements, ce vendredi, en Côte d'Ivoire, avant l'élection présidentielle de dimanche et après une déclaration remarquée du président et candidat Alassane Ouattara qui promet un référendum pour une nouvelle Constitution s'il est élu. Huit candidats sont en lice pour ce scrutin et cette campagne a été plutôt contrastée.



Côte d’Ivoire: dernier jour d'une campagne électorale à deux vitesses

En fonction des candidats et de leurs moyens, il y a eu deux types de campagne. Celles des grosses écuries, principalement incarnée par le candidat sortant Alassane Ouattara qui n’a pas lésiné sur les moyens. Au programme, affiches monumentales sur les frontons des stades, des universités ou sur les principaux axes routiers du pays, tournées menées tambour battant dans la quasi-totalité des régions de Côte d’Ivoire, concerts, tractages, porte-à-porte, animations de quartiers. Rien n’a manqué pour vanter le bilan d’Alassane Ouattara.

Puis les autres, qui sans doute moins argentés, sans doute aussi parce qu’ils se sont décidés et donc organisés plus tardivement pour aller en campagne, sont plus discrets. Même si certains comme Pascal Affi N'Guessan, qui devait être le principal challenger d’Alassane Ouattara, a lui aussi mené une campagne de fond en sillonnant tout le pays pour rallier à lui les électeurs.

Une campagne apaisée

Dans l’ensemble, cette campagne s’est déroulée paisiblement. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs comme on le redoutait un temps ici en Côte d’Ivoire. Certains candidats, comme Kouadio Konan Bertin, se sont tout de même plaints de voir parfois des affiches déchirées ou des militants victimes d’intimidation.

L’avant-dernière journée de campagne a été marquée par une déclaration du président-candidat Alassane Ouattara qui promet un référendum pour une nouvelle Constitution, s'il est élu. Un projet dont Alassane Ouattara a fait part à RFI lors d’une interview à propos de son bilan et de ses projets pour un second quinquennat.

Cette réforme constitutionnelle abrogerait l’article 35 énonçant qu’un candidat à la présidentielle doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens. Un article qui a agité le landerneau politique avant même la campagne et souvent considéré comme anti-Ouattara. Les détracteurs du président sortant affirmant qu’il était inéligible parce que d’origine burkinabè.
source:rfi.fr


Dior Niang

Vendredi 23 Octobre 2015 - 11:38



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