Côte d’Ivoire: la candidature de Laurent Gbagbo sème le trouble au FPI

Le congrès du FPI a été reporté à une date inconnue. Le parti fondé par Laurent Gbagbo n'a jamais été aussi divisé entre partisans de l'ancien président emprisonné aux Pays-Bas dans l'attente de son procès à la CPI et le camp de Pascal Affi N'Guessan, l'actuel chef du parti. La bataille se fait sur le front juridique et donc sur la validité de la candidature de Laurent Gbagbo dénoncée par Pascal Affi N'Guessan.



La popularité de Laurent Gbagbo semble n'avoir jamais décliné depuis son arrestation en avril 2011. Les journaux bleus, considérés comme proches de l'ancien président, enregistrent d'excellentes ventes. Plusieurs ont même été lancés après son transfert à La Haye. Laurent Gbagbo y est présenté comme un martyr de l'actuel pouvoir. En Côte d'Ivoire, le dossier de la réconciliation a été bâclé et celui de la crise postélectorale est encore à peine ouvert.

L’impunité dont jouissent les combattants qui ont soutenu Alassane Ouattara et la frustration des victimes constituent un terreau non négligeable pour les partisans du candidat Gbagbo. Ils déclinent son image sur tous les supports possibles comme pour oublier qu'ils veulent élire un candidat qui ne pourra jamais faire campagne. En face, Pascal Affi N'Guessan affirme vouloir sauver le FPI en dialoguant avec le gouvernement.

Mais les revers qu'il a subis ces derniers mois – notamment dans la bataille pour la participation du FPI à la commission électorale – pourraient l'avoir ébranlé et dissuadé de risquer son siège face aux quelque 6 000 élus locaux censés voter au congrès. L'absence de militants jeudi 11 décembre au matin sur les lieux où devait se tenir l'événement est la preuve selon lui que son mot d'ordre de report a été entendu. Le camp de Gbagbo affirme de son côté avoir refusé d'aller à l'affrontement avec les nombreux policiers déployés sur place.

 
 
 

Avec RFI

Vendredi 12 Décembre 2014 - 10:03



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