Côte d'Ivoire: le président du FPI multiplie les meetings

En Côte d’Ivoire, le président du Front populaire ivoirien (FPI) a entamé une grande tournée dans le centre et l’ouest du pays en début de semaine. Jusqu’au 20 novembre, Pascal Affi Nguessan se rendra notamment à Toulépleu, Bloléquin et Duékoué. Plusieurs rassemblements du FPI sont prévus dans cette région réputée pro-Gbagbo, pour la première fois depuis la fin de la crise post-électorale, il y a deux ans et demi.



L'ex-patron du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi Nguessan (c) après sa libération, à Abidjan, le 6 août 2013. REUTERS/Luc Gnago
L'ex-patron du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi Nguessan (c) après sa libération, à Abidjan, le 6 août 2013. REUTERS/Luc Gnago
Pas de temps à perdre, pour Pascal Affi Nguessan. En liberté provisoire depuis début août, le président du FPI part au contact des militants pour la troisième fois. Ces rassemblements, l'animation des meetings, c’est la condition qu’il avait posé pour sortir de prison.
 
Il ne voulait pas bénéficier de la liberté provisoire pour se taire. Et, dans ses premiers déplacements en pays profond, Pascal Affi Nguessan a tenu un discours très critique envers le pouvoir.
 
→ A (RE)LIRE : Pascal Affi Nguessan sur RFI : « la Côte d'Ivoire a besoin de Laurent Gbagbo »

 
Au Rassemblement des républicains (RDR), on dénonce « l’arrogance » de l’opposant. Mais les administrations locales lui donne toujours l’autorisation de rencontrer ses militants. Et les rassemblements se déroulent dans le calme.
 
Etape dans le triangle Toulepleu, Bloléquin, Duékoué

 
Seul incident à noter, au début de la tournée en cours, à Oumé dans le centre du pays : Pascal Affi Nguessan a dû changer de lieu pour son meeting, les installations sur la place initialement prévue ayant été saccagées par des militants du RDR. Le FPI a accusé le parti présidentiel de couvrir ces actes. La direction du RDR a rejeté ses accusations.
 
→ A (RE)LIRE : Les commissions locales au secours du processus de « vérité et réconciliation »

 
L’étape attendue est celle du triangle Toulépleu, Bloléquin, Duékoué. C'est dans cette dernière ville que des centaines de civils ont été tués, fin mars 2011 lors de l’offensive des forces pro-Ouattara. Un camp de milliers de déplacés, réputés fidèles à Laurent Gbagbo, a été violemment démantelé en moins d’une journée en juillet 2012.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Vendredi 8 Novembre 2013 - 12:56



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter