Côte d’Ivoire: malgré des contestations, l’appel de Daoukro adopté

Sans surprise, l'appel de Daoukro a été adopté à une immense majorité, samedi 28 février, à Abidjan. Cet appel lancé par le dirigeant du parti de la majorité PDCI, Henri Konan Bédié, souhaitait que le PDCI ne présente pas de candidat afin de mieux laisser libre champ à Alassane Ouattara, allié du RDR. Cette décision d’Henri Konan Bédié suscite des contestations au sein de son parti. Mais elles ont été étouffées dans l'œuf avec un plébiscite à 98% en faveur de cet appel.



A l'extérieur du Palais des sports, dans la rue, les manifestants anti-appel de Daoukro  sont une centaine à courir, siffler, crier, qu'ils sont contre l'absence d'un candidat PDCI dès le premier tour de la présidentielle de 2015. « On nous empêche d’arriver c’est toujours comme ça, c’est anti-démocratique. Nous sommes les militants, c’est nous qui votons, revendique un manifestant. Nous sommes les électeurs du PDCI. Notre point de vue, c’est le non. Parce que c’est anti-démocratique. Essy Amara, il est capable de briguer la magistrature suprême. »

A l'intérieur beaucoup plus nombreux, les militants qui devaient être entre 6 000 et 7 000 dans l'enceinte du Palais des sports, ont suivi comme un seul homme le sphinx de Daoukro. En tribune, Henri Konan Bédié proclame un plébiscite  en faveur de sa stratégie électorale avec plus de 98% des votes en sa faveur. Une tactique qui convient parfaitement à ce supporter d’Henri Konan Bédié : « Moi, j’adhère à l’appel de Daoukro. Il est unificateur. Il va unifier le pays. Ceux qui sont contre ne sont pas pour la paix parce qu’ils pensent à leur intérêt personnel. C’est le groupe de monsieur Essy Amara, ils prêchent pour leur chapelle et pour leur propre camp. Et non pour l’intérêt général des Ivoiriens. »

Au terme de cinq petites heures de congrès le président du parti, Henri Konan Bédié a dit sa satisfaction aux militants venus des toutes les régions du pays pour le soutenir : « Nous voici aux termes de nos travaux, les débats ont quelquefois été houleux, parfois difficiles, mais ils ont toujours été emprunt de fraternité, de respect de l’autre. La démocratie a été préservée. Le PDCI n’est pas à brader et ne le sera jamais, car on ne brade pas un héritage politique comme le PDCI. Vous avez été nombreux à apporter votre soutien à l’appel de Daoukro devenu désormais un appel historique. Je vous remercie donc de la confiance que vous me renouvelez et j’en suis fier. » Prochain rendez-vous : la convention RHDP, le rassemblement des houphouëtistes qui outre le PDCI et RDR regroupe le MFA et l’UDPCI.


Rfi.fr

Dimanche 1 Mars 2015 - 10:22



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