Coupe du Monde de basket - L'Espagne promet l'enfer aux Bleus

A 22 heures, l'équipe de France de basket affronte son meilleur ennemi, l'Espagne. Dans le Palais municipal des sports de Grenade, c'est tout un peuple qui attend la "revancha" suite à la demi-finale remportée par les Bleus sur la route de leur titre européen en 2013. Fantastique depuis le début de son Mondial, la Roja attend les joueurs de Vincent Collet de pied ferme.



Coupe du Monde de basket - L'Espagne promet l'enfer aux Bleus
C'est un roc, que dis-je une montagne qui se dresse devant l'équipe de France pour ce quatrième match du premier tour de la Coupe du Monde de basket. L'Espagne, ses deux titres de championne d'Europe en 2009 et 2011, son titre de champion du monde en 2006, ses deux médailles d"argent aux Jeux Olympiques en 2008 et 2012, ses frères Gasol, son Juan-Carlos Navarro, légende du basket européen, son Rudy Fernandez, aussi agaçant que talentueux, son Sergio Rodriguez, élu meilleur joueur de l'Euroleague cette année, son Serge Ibaka, machine à contre et athlète formidable. Vous en voulez encore ? Son Ricky Rubio, génial meneur NBA, son José Calderon.
N'en jetez plus la coupe est pleine. Mais si cela ne suffisait pas, il faut ajouter à cette liste impressionnante, deux éléments, non négligeables: le sentiment de revanche qui habite les Espagnoles et le public, qui a déjà sifflé La Marseillaise, lors du premier match des Bleus perdu face au Brésil.  La  en espagnol, les joueurs du coach Orenga, la nourrissent depuis cette demi-finale perdue 75-72. Dans les colonnes de L'Equipe, Kim Tillie, qui évolue à Murcie en Liga ACB, reconnaît que depuis un an, sans que ce soit méchant, tout le monde lui parle de cette fameuse demi-finale. Même amputée de Pau Gasol, "Juan-Ca" Navarro et Serge Ibaka, l'Espagne ne peut accepter d'avoir été battue. Ce mercredi soir, il faut laver l'affront.

"Si nous ne sommes pas prêts, on peut en prendre 50"


Depuis le début du Mondial, les trajectoires des deux équipes n'ont rien à voir. En trois matches, l'Espagne n'a évidemment pas perdu. Mieux, elle a mis 30 points dans la vue de I'Iran, 37 dans celle de l'Egypte (la France a fait mieux avec +39) et même 19 dans celle du puissant Brésil qui avait terrassé les Bleus en ouverture. Destructrice, la Roja s'appuie sur un Pau Gasol qui n'a sans doute pas été aussi fort depuis les JO 2012, que ce soit en club ou en sélection. Le futur coéquipier de Joakim Noah aux Chicago Bulls plane littéralement sur ce Mondial cumulant 23,7 points (à 65% !) et 6,7 rebonds en seulement 25 minutes de temps de jeu. Incroyable. A ses côtés, c'est une escouade réglée comme du papier à musique qui joue sa partition, la même depuis des années. Mais cette Espagne-là dispose de toutes ses forces vives, ce qui fait dire à Vincent Collet dans L'Equipe: "Si nous ne sommes pas prêts, on peut en prendre 50". Si le coach de la SIG grossit le trait, on serait tenté de lui donner raison. Le cocktail Mondial à domicile, esprit de revanche, équipe d'Espagne au top et équipe de France diminuée a de quoi faire peur.

Joueur dur, défendre

Depuis 2005, soit 9 ans, les deux équipes se retrouvent quasi systématiquement. En compétitions, elles se sont affrontées à sept reprises. Les Bleus ont emporté la première de la série (le match pour la troisième match de l'Europe 2005) et la dernière (la demi-finale de l'Euro 2013). Entre temps, l'Espagne a régné en maître sur la rivalité. De ces matches sont nés quelques moments mythiques comme la cravate de Rudy Fernandez sur Tony Parker en finale de l'Euro 2011, la fin de match gâchée par les Bleus aux JO 2012 ou encore la remontée fantastique suite au discours de Parker à la mi-temps de la demi-finale 2013.
Pour toutes ces raisons et d'autres encore, la France va devoir jouer dur ce mercredi soir. Florent Piétrus, symbole de la dureté et du sacrifice bleu, va devoir montrer la voie. Tout comme le capitaine Boris Diaw ou le leader Nicolas Batum, qui tarde à réellement prendre les commandes de l'équipe. Le principal problème sera la défense intérieure, notamment sur Pau Gasol, pierre angulaire du jeu espagnol. A la manière d'un Tim Duncan, dans sa grande époque Spurs, l'ex pivot de Memphis et des Lakers aimante le jeu et fait briller ses partenaires. Joeffrey Lauvergne, confirmation bleu de cette Coupe du Monde aura fort à faire. Mais, il ne pourra contenir Gasol seul. Rudy Gobert et ses grands segments, mais aussi sans doute Kim Tillie dans la rotation devront sortir le match de leur vie si Vincent Collet veut avoir une chance d'avoir le sourire quand il ira serrer la main de Juan-Antonio Orenga à la fin de la rencontre. Quelque soit le résultat, le coach des Bleus espérera que la rencontre de ce ne soir n'aura été qu'un premier contact avant les vraies retrouvailles en quart ou en demi-finale de cette Coupe du monde.

FRANCETV sport

Mercredi 3 Septembre 2014 - 11:45



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