Coupe du monde 2022 : de nouvelles accusations graves de corruption portées contre le Qatar et la FIFA

Le Sunday Times affirme ce dimanche, preuves à l’appui, que la Coupe du monde 2022 aurait été achetée par le Qatar. Plus de cinq millions de dollars auraient circulé pour influencer le vote du Comité exécutif de la Fifa, le 2 décembre 2010.



Quel est le prix pour acheter un Mondial de football ? Selon le Sunday Times, cinq millions de dollars suffisent amplement. En Une ce dimanche, le sérieux quotidien britannique affirme que la Coupe du monde 2022 aurait tout simplement été achetée par le Qatar lors de son attribution en décembre 2010. A l’initiative du sulfureux Mohamed Ben Hammam, l'ancien vice-président qatarien de la Fifa banni à vie en 2011 pour avoir tenté d'acheter des voix alors qu'il était candidat contre Sepp Blatter afin de prendre la tête de l’organisation, plus de cinq millions de dollars (soit environ 3,6 millions d’euros) auraient circulé pour influencer le vote du Comité exécutif de la Fifa, le 2 décembre 2010.
Les responsables de Qatar 2022 et M. Bin Hammam ont toujours démenti les accusations de corruption qui fleurissent dans la presse internationale depuis plusieurs mois déjà. Mais les journalistes Jonathan Calvert et Heidi Blake, auteurs de l’enquête, affirment détenir des milliers de documents (mails, lettres et copies de virements bancaires) qui semblent clairement établir la culpabilité de l’ancien dirigeant de la Fifa. Pendant au moins un an avant le vote, M. Bin Hammam a mené un lobbying des plus intenses.

3,6 M€ de pots-de-vin

Ainsi, le Sunday Times explique que si la grande majorité des officiels arrosés n'a pas pris part au vote, l'objectif était de faire monter une vague de sympathie pour la candidature du Qatar et, notamment, d'influencer les quatre représentants africains au Comité exécutif. Par exemple, Bin Hammam aurait payé 305 000 euros pour la défense de Reynald Temari, membre du Comité exécutif et représentant de l'Océanie, dans le but de retarder sa procédure d'exclusion. Autre exemple, l’ancien vice-président de la Fifa aurait versé des pots-de-vin, à hauteur de 200 000 dollars, sur des comptes contrôlés par les présidents de 30 associations africaines de football.
La liste est longue et ne cesse d’accabler M. Bin Hammam. Dès lors, la question se pose: avec de telles preuves de corruption, le Mondial 2022 doit-il être réattribué ? Il y a deux semaines, Sepp Blatter, le président de la Fifa, affirmait que l’attribution au Qatar était "une erreur". Mais peut-il encore la réparer ?

sports.fr

Dimanche 1 Juin 2014 - 12:41



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