Cour suprême : Karim Wade perd une manche

La décision est tombée hier. Statuant sur la requête introduite par Karim contre le réquisitoire introductif du Procureur spécial. Mais les conseils de Wade-fils n’ont pas convaincu la Cour de l’argument selon lequel le Procureur spécial, n’avait pas les prérogatives de produire le réquisitoire ; cela incombant au Procureur général. La Cour a déclaré la requête irrecevable.



En effet, la Cour a déclaré la requête de Karim. Ce, après le parquet général qui s'était déjà opposé à la demande du fils d'Abdoulaye Wade. Ousmane Diagne, l'ancien Procureur de la République, à l'audience, n'était pas convaincu par les arguments développés par la défense. Pour le représentant du munistére public, les avocats de Karim ont tenté de ramer à contre-courant du principe de la séparation des pouvoirs. Il a ainsi demandé à la Cour de déclarer les recours irrecevable.


Selon Me Seydou Diagne, le réquisitoire introductif est un acte administratif qui fait grief à Karim Wade. or, à cette période, celui-ci n'était pas un simple citoyen mais plutôt un ministre de la République. Le fait est que si l'on en croit toujours l'avocat, le Procureur spécial près la Cour de Répression de l'Enrichissement Illicite (CREI) n'avait pas cette prérogative. Selon la défense de Karim qui invoque la Haute Cour de Justice comme "compétente dans le cas d'espèce" la CREI ne connait pas de cette histoire.


Ainsi en lieu et place du Procureur spécial, c'est le Procureur général qui est "compétent". Me Demba Ciré Bathily parle pour sa part de "procédure abusive", relaie "l'As".

 


Vendredi 13 Mars 2015 - 12:20



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter