Course poursuite macabre dans les rizières de Bignona : Pourchassé par des gendarmes, un membre du MFDC meurt



Course poursuite macabre dans les rizières de Bignona : Pourchassé par des gendarmes, un membre du MFDC meurt

Sa mort a fait réagir le porte-parole du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), Abdou Elinkine Diatta qui révéle que le défunt était un membre actif de l’aile politique du MFDC. En effet, à Bignona le mystère entoure toujours le décès du jeune Abdou Bodian dit Abouké. Chauffeur de camion de son état, il est mort dimanche vers 17 heures alors qu’il était en provenance de Sindian dans un véhicule de transport. Arrivé à quelques mètres du poste des gendarmes situé à l’entrée de Bignona, il demande de descendre pour emprunter le chemin des rizières. Un geste suspect qui conduit les gendarmes à le poursuivre. C’est ainsi qu’il sera pourchassé jusqu’aux rizières vers les abattoirs de Bignona où il tombe avant de perdre connaissance. C’est alors que selon la version des gendarmes dit le journal « le populaire », il sera transporté au centre de santé de Bignona pour des soins. Cependant il ne survivra pas longtemps car il succombera quelques minutes plus tard.


Mais cette thèse du mort occasionnée par une chute dans les rizières est rejetée par les proches de la victime qui selon eux, a été battue à mort et c’est un cadavre qui a été acheminé à la structure de santé de Bignona. Ils parlent de « blessures au niveau de la tête qui saignait de partout, du sang qui sortait de la bouche et des oreilles ». Pis selon l’ami intime du défunt, « on nous a dit qu’il détenait du chanvre indien mais nous n’avons pas vu ça dans son sac ». Mais ce qui choque les parents d’Abdou Bodian dit Abouké, c’est l’inhumation précipitée du défunt hier vers les coups de 17 heures. Ce, dénoncent-ils alors qu’ils attendaient une autopsie pour élucider les véritables causes du décès.


Le MFDC pour sa part, exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Ce, tout en soulignant que la paix des braves prônée par le chef de l’Etat est loin d’être du concret sur le terrain avec le comportement de l’armée. 


Mardi 25 Mars 2014 - 10:13



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