Crash de l'avion d'Air Algérie: l'indignation des familles de victimes

Le rapport d'enquête sur l'accident de cet avion affrêté par la compagnie espagnole Swiftair évoque une erreur humaine : l'équipage n'avait pas activé le système anti-givre des moteurs. Mais on ne sait pas pourquoi les pilotes n'ont pas réagi quand l'avion a perdu de la vitesse. Les enregistrements des boites noires sont inaudibles ! Les familles des victimes burkinabè du crash du vol Air Algérie au dessus du territoire malien ne sont pas satisfaites. L'accident, survenu le 24 juillet 2014, avait provoqué la mort de 116 personnes.



Pour le président de l'association des parents des victimes burkinabè, Halidou Ouedraogo, les pilotes n'étaient peut-être pas compétents aussi la responsabilité de la compagnie aurait dû être pointée du doigt.
 
« On ne peut pas employer le même équipage sur un vol comme ça, Paris- Alger ou Ouaga-Alger-Paris, tout le temps, s'indigne Halidou Ouedraogo. L’équipage même était exténué, parce que nous aussi, nous menons nos enquêtes. Et en fait s’ils n’ont pas pu réagir c’est qu’ils n’étaient pas dans un état normal. Ou bien ils dormaient, ou bien ils faisaient autre chose ! »
 
C'est la « non-activation » du système anti-givre des moteurs de l’avion qui aurait causé le crash du McDonnell Douglas DC 9-83 d'Air Algérie : c'est une révélation du rapport mené par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) rendue publique vendredi 22 avril.
 
« Un équipage expérimenté vérifie si effectivement les ailes de son avion, si le moteur de son avion, sont givrés ou dégivrés, sont en bon état de marche, que ce soit au sol comme en l’air, ils n’ont pas pu [le faire], donc ce n’est pas un équipage compétent » conlut Halidou Ouedraogo.
 
Sur les 116 victimes du crash, 23 étaient burkinabè.


Source: Rfi.fr


Samedi 23 Avril 2016 - 14:42



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter