Crash du vol Air Algérie: retour des corps des victimes à Ouagadougou

Au Burkina Faso, c’est ce mardi 13 janvier qu’arriveront à Ouagadougou les cercueils contenant les dépouilles des victimes du vol d’air Algérie. Après la collecte de tout ce qui restait du vol, les enquêteurs ont pu identifier 115 victimes parmi les 116 personnes qui étaient à bord du vol 5017 qui s’est écrasé le 24 juillet 2014 au Mali après son décollage de Ouagadougou. Seul un Algérien a pu être identifié, selon le coordonnateur de la cellule de crise mise ne place au Burkina Faso.



Sur le site du crash du vol Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali, à Gossi, près de la frontière burkinabè. REUTERS/Stringer
Sur le site du crash du vol Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali, à Gossi, près de la frontière burkinabè. REUTERS/Stringer

Après plusieurs mois d’attente, c’est finalement ce mardi que les familles burkinabè des victimes du vol d’Air Algérie reçoivent les cercueils contenant les corps de leurs proches. Ce sont 17 cercueils et une urne contenant des cendres qui arrivent à Ouagadougou par un vol spécial affrété par la compagnie Air Algérie.

« On a collecté tout ce qu’il y avait comme restes humains, explique Gilbert Diendéré,coordonnateur de la cellule de crise. Ce sont ces parties-là qui ont été identifiées  formellement comme appartenant à tel ou à tel, et ont été mises dans des cercueils. Nous avons tenu compte de la volonté de chaque famille dans tout ce que nous avons fait. »

L'enquête technique prendra du temps

Concernant l’enquête, pour savoir les causes du crash, les travaux sont toujours en cours, et selon le général Gilbert Diendéré, il faut encore du temps pour avoir les premiers résultats. «L’enquête technique continueNous avons d’ailleurs envoyé il n’y a pas très longtemps, nos représentants de la commission, à Paris, afin qu’ils puissent continuer à étudier les éléments qui sont dans l’enquête technique. Donc cela n’est pas terminé. L’enquête technique pourrait prendre beaucoup de temps, en tout cas pas moins d’une année. »

Les présidents d’institutions, les chefs de missions diplomatiques et le gouvernement burkinabè, avec à sa tête, le président de la transition, participeront à la cérémonie d’obsèques prévue pour demain mercredi.


Rfi.fr

Mardi 13 Janvier 2015 - 12:55



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