Cri du cœur du journaliste Issa Thioro Gueye : Qu'est ce qu'a fait Rufisque à Macky Sall, au point de ne plus mériter la confiance de la République ?

Très prolixe ces temps qui courent, notre confrère envoie presque chaque jour un article ou une contribution sur l’actualité politique ou la situation sociale du pays. Aujourd’hui, il se pose des questions sur la situation de sa localité, Rufisque. Nous vous livrons l’intégralité de son texte que nous avons décidé de mettre sur la page actualité et non d’opinion.



Cri du cœur du journaliste Issa Thioro Gueye : Qu'est ce qu'a fait Rufisque à Macky Sall, au point de ne plus mériter la confiance de la République ?
« Aujourd'hui, presque deux ans après le triomphe du "yonou yokkutte", nous nous sommes encore rendus compte que rien n'est fait pour Rufisque et rien n'y sera fait, si nous nous référons simplement au Programme Triennal d'Investissements Prioritaires d'un montant de près de 3500 milliards et à la manière dont la ville de Rufisque semble être écartée dans le choix des "responsables d'Etat".

Partout, dans tous les quartiers, le vocabulaire est le même :"qu'est ce qu'a fait Rufisque à Macky Sall, au point de ne plus mériter la confiance de la République ? Déjà, dans le cadre de l'acte III de la décentralisation, il serait prévu la suppression de la commune de ville alors que survivent les autres premières communes de plein exercice, à savoir Saint Louis, Gorée et Dakar".

Vrai ou faux, est en tout cas venue l'heure de faire confiance aux mille et un cadres de la ville. L'heure est aussi venue de refaire, dans le cadre d'un programme spécial de réfection urbaine, la ville. Cela est une exigence, une priorité et une urgence d'aider la ville à se faire et à défaire le fameux vocabulaire savamment entretenu, par des "casseurs de projets urbains" et autres "briseurs de carrières politiques", à l'adresse du Président, et selon lequel "Rufisque est une cité à tenir à l'écart des affaires de l'Etat, du fait de ses éternels problèmes politiques". 

Ce sont quotidiennement des populations qui subissent l’avancée de la mer ; des femmes qui luttent pour l’accès au financement ; des jeunes qui cherchent un emploi ; et des quartiers qui pataugent dans la boue en hivernage, loin des sentiers bétonnés ou goudronnés.

Partout dans la ville, la jeunesse dit s’être réveillée, comme a chanté Youssou Ndour dans son nouvel éveil des consciences. Elle s’est réveillée non sans faire le choix de la rupture dans la prise en compte des préoccupations de leur terroir.

Dans tous les coins et recoins de la ville où je me rends pour recueillir leurs avis sur la marche du pays et de Rufisque,  les jeunes râlent vigoureusement. Ce sont eux "qui, maintenant et dans le secret des lianes de la modernité tout comme dans les enchainements de la postmodernité historique, décident et agissent dans les isoloirs et les urnes" soulignent-ils.

Aussi, posent-ils toujours des questions : "qui au Sénégal qui passe par Rufisque ne souffre pas des images que renvoie le canal qui traverse la ville ? Qui au Sénégal qui passe par Rufisque ne souffre pas des embouteillages ? Qui au Sénégal passe par Rufisque n’a pas peur qu’un jour la mer vient inonder toute la ville ?".
Bref, Rufisque est un exemple parmi tant d’autres villes qui souffrent d'un manque de considération de la part de la République… Rufisque est un exemple qui attend s’épanouir enfin. »
 

Matar Séne

Dimanche 12 Janvier 2014 - 13:11



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