Crise Casamançaise : les lignes bougent dans le maquis



Les lignes bougent dans le maquis de la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). Certaines sensibilités qui ont été jusqu’ici fermées à toutes tentatives de rapprochement entre factions rebelles deviennent de plus en plus réceptives aux démarches de conciliations, même si l’on est encore très loin de mettre le chef Atoute Badiate, Ibrahima Compass Diatta et Salif Sadio autour d’une même table. Là où les choses semblent beaucoup évoluer dans « le processus de paix en Casamance », ce que les multiples démarcheurs de la paix commencent à se parler timidement après qu’ils en sont arrivés à des blocages tels que les marges de progrès devenues quasi inexistantes.  Une situation née du fait que seuls quelques-uns de ces démarcheurs entretiennent de très rares contacts directes avec les différentes branches armée ou encore celles estampillées politiques.

La situation a été très tendue après les affrontements d’Emaye entre l’armée et des hommes de Cesar Atoute Badiate. De son côté Ibrahima Compass Diatta, pourtant ouvert au processus, s’est subitement refermé pour refuser tout retour des populations dans son secteur où le déminage est au point mort. Salif Sadio dont les progrès avec Sant Egidio étaient scrutés avec attention a lui aussi haussé le ton pour s’opposer à l’exploitation du Zircon dans son   pré-carré.      
                                
Selon nos confrères du journal « Enquête », certains parrains de la paix commencent à se parler pour mutualiser leurs efforts. Du côté de la MFDC, des personnes âgées de la rébellion, ont tenté de recoller les morceaux en se retrouvant discrètement en juin dernier à Ziguinchor pour trouver les moyens de pousser les chefs des différentes sensibilités du mouvement indépendantiste à ouvrir le dialogue en vue de parvenir à une unité.      


Mardi 11 Août 2015 - 10:12



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