Crise Universitaire : Etudiants ou Criminels ?

Le palais de justice de Dakar a refusé du monde aujourd’hui. Le jugement des étudiants qui s’y est tenu, a motivé plusieurs personnes venu de différentes places pour soutenir ou bien juste pour satisfaire leurs curiosités. Mais l’ambiance très vive a suscité plusieurs interrogations.



Crise Universitaire : Etudiants ou Criminels ?
D’abord faisons le récapitulatif des faits, toutes les universités du Sénégalaise sont en grèves. La cause: le non payement des bourses, les problèmes du master pour tous, les échanges sur les réformes. Les étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis désertent leur campus, ceux de Ziguinchor perturbent la circulation, ceux de Thiès réclament l’orientation de leurs camarades bacheliers. L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) passe à la vitesse supérieur en saccageant la direction du Centre des Oeuvres Universitaires de Dakar (COUD). Ils troublent l’ordre publique et j’en passe….. Le Groupement d’Intervention Mobile (GMI)  à sont tour saccage les chambres des étudiants, fait des blessés… l’Etat pour son compte enfonce les étudiants en portant plainte et lave la peau des GMI,  « les forces de l’ordre n’ont rien fait ». Cependant le ministre de l’Enseignement supérieur, Marie Teuw Niane déclare que : « Les étudiants arrêtés lors des manifestations seront jugés et renvoyés de l’université ». 


Il est 10 heures passées de 30 mn, nous sommes devant le palais de justice de Dakar. L’ambiance y est très vive, les forces de l’ordre encadrent le tribunal,  l’accès est refusé à tout le monde. Des journalistes venus faire leurs travaillent, des parents venus soutenir leurs enfants et aussi des gens venus pour d’autres procès, nul n'a le droit d'entrer. Les GMI armés jusqu’aux dents, font le balayage des lieux. On n'a même pas le droit de rester aux abords du mur du tribunal. Les visages crispés sur place démontrent à satiété l’indignation des gens présent sur les lieux. « L’accès est interdit, on attend que la situation s’apaise pour vous faire entrer » lance un GMI.


Un homme, la quarantaine, les papiers en mains, venu pour un autre procès de se faire ainsi rabrouer. Très en colère, il se demande dans quel pays somme-nous. Il dénonce cette situation et martèle: « Mais est-ce que le jugement des étudiants doit être l’objet de la mobilisation de toute cette armée. Ils devaient nous dire qu’on juge les étudiants et que l’accès est refusé à tout le monde comme ça, on ne se serait pas déplacé de très loin pour venir ici ».  Venus en nombre important soutenir leurs camarades, les étudiants sous le soleil se retrouvent ainsi mêlés à d'autres non étudiants qui se sont déplacés depuis 8 heures même si certains ont eu la chance d'intégrer le Palais. 

Lamba Ka

Mardi 27 Mai 2014 - 16:22



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