Crise Universitaire: le MSU France parle de « folie répressive du régime » et soutient les étudiants



Crise Universitaire: le MSU France parle de « folie répressive du régime » et soutient les étudiants
Les événements extrêmement graves qui viennent de se dérouler dans l’enceinte de l’Université  de Dakar, dont les images ont fait le tour du monde, prouvent, si besoin en était, que le régime de Macky Sall a définitivement rompu les amarres avec le peuple », sert MSU France qui dénonce « fermement la folie répressive du pouvoir qui s’est abattu sur un des maillons de la société, en l’occurrence la jeunesse estudiantine qui incarne l’espoir et l’avenir de la nation sénégalaise ».


Sidy Fall et Cie qui parlent de «violence aveugle, féroce et disproportionnée des forces de l’ordre contre des étudiants qui exercent un droit légitime (grèves et manifestations pacifiques) tendant à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail », rejettent « les allégations fantaisistes des tenants du pouvoir sur la perduration et l’aggravation de la crise universitaire qui frappe toutes les régions du Sénégal (Dakar, Saint Louis, Ziguinchor…) et imputent « l’entière responsabilité des violences actuelles aux politiques cyniques menées par le régime actuel : augmentation démesurée et inacceptable des frais d’inscription ; non-paiement des bourses et des aides ; sous-effectif du corps professoral ; amphithéâtres bondés ; résidences universitaires surchargées ; violation des franchises universitaires ; défaillances répétées dans le fonctionnement du COUD « Centre des œuvres universitaires de Dakar » ; dégradation continue de la qualité de l’alimentation au niveau des restaurants universitaires, absence de débouchés et de perspectives, etc…. ».


Le MSU France fait savoir qu’ « il avait déjà, il y a plus d’un an, tiré la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique vécue par les étudiants et le monde paysan, considérés comme des variables d’ajustement par le régime pour réaliser des coupes budgétaires, maintient et confirme que « les étudiants, au même titre que les « pseudo agents fictifs » de la fonction publique, sont victimes de la mise en œuvre d’une politique d’ajustement structurel, que le pouvoir essaie par tous les moyens à cacher aux sénégalais ». Ce, selon le, « alors que le pouvoir évoque avoir déjà encaissé 536 milliards au titre de son fameux Plan Sans Engagement (PSE), et qu’il multiplie les emprunts obligataires sur le marché financier, il ne parvient pas, paradoxalement, ni à payer les bourses des étudiants, ni à satisfaire la demande sociale minimale. Preuve qu’il y a anguille sous roche, car à ce jour, aucun sénégalais n’a senti les effets de tous ces milliards virtuels dans sa vie quotidienne.


« Malgré les dénégations officielles, les caisses de l’Etat sont vides (les recettes fiscales sont en chute libre), la situation économique et sociale chaotique (croissance en berne et vie chère) sauf pour les partisans de BOK DJIRO SENEGAL », rage MSU France qui exige « le respect intégral des franchises universitaires ainsi que le départ immédiat des forces de l’ordre de tous les campus universitaires, la libération inconditionnelle de tous les étudiants arrêtés et déférés, au motif fallacieux « de trouble à l’ordre public », et n’accorde aucun crédit à la version officielle donnée par le pouvoir, dénonce avec vigueur la publication d’une liste nominative d’étudiants (identité, filiation) qui participe d’une stratégie de terreur digne d’un système inquisitoire,  visant uniquement à jeter l’opprobre sur les étudiants et à les dissuader de réclamer leurs droits. Condamnant par ailleurs «la désinformation de grande ampleur initiée par le pouvoir, mettant l’accent sur l’âge des étudiants, les redoublements et sur des supposées fraudes au niveau de l’attribution des bourses (une pure diversion pour inverser les responsabilités), Sidy Fall et Cie d’apporter leur soutien total à la cause estudiantine, témoigner leur solidarité entière à tous les étudiants blessés ou hospitalisés.

 
Avant de noter « depuis quelques temps une fébrilité accrue, voire une panique du régime, dont le signe tangible est l’emploi excessif de la force, la tendance à l’intimidation, et le recours permanent aux forces de l’ordre, y compris pour des situations qui relèvent du fonctionnement normal de la démocratie (manifestations pacifiques) ». Fort de ce fait, MSU France estime indispensable une réorientation des forces de l’ordre à leurs missions traditionnelles de maintien de l’ordre, de lutte contre le grand banditisme, l’insécurité galopante, et le démantèlement des réseaux de blanchiment de la drogue qui pullulent au Sénégal, réclame la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur ces évènements particulièrement graves qui jettent le discrédit sur un régime, qui pendant le temps qu’il refuse de satisfaire les doléances légitimes des étudiants, déverse des centaines de millions de FCFA et des centaines de véhicules pour des élections locales perdues d’avance.

 
Sans exiger « le strict respect des droits inaliénables de tous les citoyens sénégalais et de la dignité des personnes, la garantie de l’exercice des libertés individuelles et collectives, et demande la mobilisation de tous (les partis d’opposition, la société civile, la presse) pour la préservation des droits acquis de haute lutte et désormais bafoués par un régime liberticide ». Et « des sanctions exemplaires pour tous les auteurs des atrocités contre les étudiants et disqualifie définitivement le Ministre de l’enseignement supérieur qui, au regard de la gravité des événements, n’est plus légitime à exercer ses fonctions ».


Lundi 26 Mai 2014 - 14:15



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