Crise au PDS: Modou Diagne Fada n'a pas encore dit son dernier mot

Face à la volonté de Wade de le débarquer de la tête du groupe parlementaire "Libéraux et Démocrates", Modou Diagne Fada a promis une réponse juridique et administrative demain mardi, jour coïncidant avec l'ouverture de la session unique parlementaire.



Face à la stratégie d’Abdoulaye Wade de la débarquer de la tête du groupe parlementaire «Libéraux et Démocrates», Modou Diagne Fada a promis une réponse juridico-administrative pour contrer ce qu’il considère comme une forfaiture. Surtout que de l’avis du groupe des réformateurs, « le comité directeur du PDS (Parti Démocratique Sénégalais), s’est fourvoyé sur toute la ligne dans la mesure où ils ont été trahis par le coup de fil que le pape du Sopi a passé à Diagne Fada le jour même de la fameuse réunion». Selon Pape Biram Ndiaye, porte-parole du jour des signataires du mémorandum, « Abdoulaye Wade a appelé Fada quatre heures avant la réunion pour lui dire qu’au nom de la parité, il a choisi Aïda Mbodj pour le remplacer à la tête du groupe parlementaire « Libéraux et Démocrates ». A l’en croire, Wade lui aurait par la même occasion reproché de se positionner contre le plan B du PDS en perspective de la prochaine élection présidentielle. Autre grief que le Pape du Sopi a contre Modou Diagne Fada, selon Pape Biram Ndiaye, c’est le fait de ne pas mouiller le maillot dans le combat pour la libération de Karim Wade.
 

Pour le groupe des réformateurs, ces arguments avancés par Abdoulaye Wade pour débarquer Fada ne tiennent pas la route et sont agités par les faucons qui continuent à faire leur « sale besogne ». Selon Pape Biram Ndiaye, le président du Conseil départemental de Kébémer est à la tête du groupe libéral depuis trois (3) ans et personne n’est jamais venu lui reprocher quoi que ce soit dans ce sens. Mieux, il souligne que la question de la parité a été déjà réglée au niveau du bureau de l’Assemblée nationale. «Il n’y a pas que Karim Wade qui est emprisonné. Il y a d’autres frères du parti qui sont plus importants du fait de leurs responsabilités comme le secrétaire général de l’UJTL (Union des Jeunesses Travaillistes et Libérales) », fulmine ce dernier dans «Enquête». Dénonçant «un acte politique maladroit posé par un groupuscule au sein du parti », les réformateurs avertissent : «Nous ne donnerons pas en victimes expiatoires, mardi, vous verrez la réponse que nous apporterons». 


Lundi 12 Octobre 2015 - 09:10



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