Crise en Libye : Le pétrole poursuit sa flambée sur fond de craintes pour l'approvisionnement



Les cours du pétrole poursuivaient jeudi leur envolée, atteignant de nouveaux sommets depuis deux ans et demi à près de 120 dollars le baril à Londres et plus de 100 à New York, toujours poussés par les troubles en Libye, et la crainte d'un "effet domino" dans le monde arabe.

Au-delà des inquiétudes sur la production libyenne, l'irrésistible ascension des cours était surtout alimentée par le fait que "les investisseurs craignent que les soulèvements populaires en Egypte et en Tunisie, ainsi que les violences qui frappent la Libye, ne s'étendent au Moyen-Orient, avec des risques déjà importants à Bahreïn", expliquait Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com.
En effet, selon l’agence française de presse, la crainte principale des investisseurs est de voir l'Arabie saoudite, le premier producteur de l’organisation des pays exportateurs de pétroles (Opep), touchée à son tour.
En une semaine, les troubles en Libye ont fait engranger aux cours du brut 19 dollars à Londres et près de 17 dollars à New York. En effet, l'envolée des prix du pétrole, qui pourraient selon certains analystes atteindre de nouveaux sommets historiques au-delà de 200 dollars le baril, accentue les tensions inflationnistes au niveau mondial.
Pour l’analyste Olivier Jakob, en l'absence d'une hausse de la production de l'Opep pour contrer les risques qui pèsent sur les approvisionnements, une autre possibilité serait que la flambée des cours entraîne une baisse de la demande mondiale, ce qui viendrait peser sur les prix. Mais une telle situation "risquerait d'entraîner des conséquences dramatiques pour l'économie mondiale", prévenait-il.
Plusieurs compagnies pétrolières opérant dans le pays, dont l'italien ENI, le français Total et l'espagnol Repsol, ont fait état d'un ralentissement voire d'une suspension de leur activité sur place.
La Libye, important producteur d'or noir, est le théâtre depuis dix jours d'une révolte populaire contre le dirigeant Mouammar Kadhafi, en place depuis 1969. La répression des manifestations dans le pays a déjà fait des centaines de morts.
Membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la Libye était en 2009 le quatrième producteur africain de pétrole, et l'un des vingt plus gros producteurs de pétrole au monde, selon l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Marième FAYE

Vendredi 25 Février 2011 - 12:15




1.Posté par Shahinaz le 26/02/2011 11:39
pourquoi la communauté internationale attend-t-elle pour intervenir? doit-elle au nom du principe de souveraineté des états laisser un dictateur faire ce qu'il veut sur son territoire, massacrer sa population ?

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