Cybercriminalité : un Centre National de Cybersécurité pour traquer les délinquants du Net

A partir d'un clavier et d'un écran, ils vident des comptes en banque, ils arnaquent, ils diffament, ils volent des identités : les cybercriminels commettent toutes sortes d'infractions. En effet, la réalité est que nous sommes témoins d'une nouvelle forme de délinquance liée au développement de Technologie de l'information et de la communication (TIC).



Cybercriminalité : un Centre National de Cybersécurité pour traquer les délinquants du Net

Le Sénégal abrite du 24 au 27 mars une conférence internationale sur la cybercriminalité. Porté par le programme Glacy (Global Action on cybercrime), le projet est conçu pour le pragmatisme de la mise en œuvre de la convention de Budapest sur le cybercrime. Cette convention est le cadre de référence pour lutter contre ce phénomène à l'échelle mondial.


Aujourd'hui l'internet compte prés de 2, 5 milliards d'utilisateurs, un nombre qui est amené à doubler en 2O2O. Selon le représentant de l'Union Européenne, Marc Boucet, « cette dépendance croissante vis-à-vis des TIC est associée à une vulnérabilité potentielle face aux menaces de la cybercriminalité. Si le pays ne peut pas protéger les citoyens et leur fournir un environnement internet sûr et sécurisé, nous ne serons pas en mesure de tirer profit de cette cyberéconomie ».


Pire encore, informe le représentant de l'UE, les analyses montrent que la cybercriminalité fait partie des infractions les moins répertoriées alors que les chiffres montrent une nette hausse des cas de cybercrime. Selon le ministre de l'Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, le Sénégal n'échappe pas à ce phénomène planétaire et dévastateur. C'est pourquoi la question de la cybersécurité à été érigée par le gouvernement au rang des priorités.



De nos jours, il est évident que la lutte contre la cybercriminalité est devenue un défi. Particulièrement depuis que les frontières du Net sont plus aisément franchissables. De l'avis de monsieur Boucet, la caractéristique clef de la cybercriminalité est qu'elle affaiblit la sécurité et la confiance que nous avons des Tic. Les criminelles du cyberespace exploitent le vide juridique pour s'attaquer au tissu de la société. Ils utilisent aussi les Tic pour dissimuler leurs traces et rendre difficile leur localisation.
 


Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, annonce de nouvelles mesures à la faveur de la reforme du code pénal et du code de procédure pénale. Il donne la nouvelle de la création d'un Centre nationale de Cybersécurité, confié à l'Agence de l'Informatique de l'Etat (Adie). Selon lui s'agira d'une structure ayant compétence de lutter contre ce fléau de la cybercriminalité au Sénégal.
 


Ce projet Glacy va durer 36 mois et porte sur un budget de 3,5 millions d'Euro. Il permettra aux autorités judiciaires pénales de s'engager dans la coopération internationale en matière de cybercriminalité et de preuve électronique sur les bases de la convention de Budapest. Il aura le renforcement de compétences des juges, des moyens et organes de répressions et le partage d'informations entre autres.



Lundi 24 Mars 2014 - 14:22



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