DIAPO & VIDEOS - ACOS Ethiopia: Une chaine de valeur agricole grandeur nature



DIAPO & VIDEOS - ACOS Ethiopia: Une chaine de valeur agricole grandeur nature
Adama ou Nazareth. C’est une ville située à près de 120 km au Sud-est d’Addis-Abeba. Cette localité de la région d’Oromia nichée au centre de l’Ethiopie a reçu des hôtes venant des quatre coins de la terre. Presque toutes les régions du monde (Afrique, Caraïbes, Pacifique, Europe, USA, Etc.) ont été représentées. Ils sont venus visiter la société ACOS PLC réputée dans la transformation, le conditionnement et la commercialisation en Europe des haricots verts et blancs. Cette société qui est une illustration parfaite d’une chaine de valeur est née d’une joint-venture entre les entreprises italiennes et éthiopiennes.

Créée depuis 2005, ACOS PLC est un partenaire privilégié des petits et grands producteurs d’haricots de la région. Selon des spécifications techniques clairement définies, elle leur achète leurs récoltes, les conditionne selon les normes européennes avant de les exporter.

La cinquantaine de participants de la conférence internationale du CTA dont le thème a porté sur «Resserrer les liens : des chaines de valeur agricoles au profit des petits producteurs» ont foulé le sol de l’usine à 11h 30mn (heure locale) passées. Elle a été accueillie par les dirigeants de ACOS Ethiopia. Ces derniers sont vite entrés dans le vif du sujet en expliquant que l’entreprise a été créée en 2005 grâce une joint-venture entre l’Italie et deux investisseurs Ethiopiens. Elle compte actuellement plus de 300 employés dont un bon contingent de femmes.

La première étape de la visite a été le pont de pesage qui est un passage obligé pour tous les camions qui viennent décharger leurs marchandises. «Quand les producteurs nous amènent leurs récoltes, nous le pesons avant de l’envoyer au laboratoire pour analyser la qualité du produit. Nous appliquons, à ce sujet, tolérance zéro. Si le chargement n’est pas conforme aux normes exigées, le camion est retourné au producteur. Parce que nous sommes dans un marché fortement concurrentiel qui a des exigences de qualité», a déclaré le guide, par ailleurs, manager achat de l’usine de transformation.

Il a, d’emblée, révélé que l’objectif de ACOS l’année prochaine est d’exporter 2000 tonnes d’haricots. Pour réussir ce pari, elle a besoin de mettre ses agents dans des conditions optimales. Ainsi l’entreprise a crée dans l’enceinte une école pour scolariser gratuitement les enfants de ses salariés. De plus, il y a aussi une cantine pour les repas qui est subventionnée par ladite société.

Après la visite de l’école, le manager achat nous a, aussitôt conduit aux entrepôts de déchargement et de conditionnement. Sur le chemin qui est relativement court, trois impressionnants silos (dépôt des haricots) sont érigés à droit tandis qu’une file de camions est prête à décharger sous le contrôle vigilent d’un contremaitre.

Le contremaitre, habillé d’une blouse grisâtre et d’un teint ni clair, ni noir, est muni d’un instrument en fer qu’il utilise pour trouer les sacs et recevoir les graines dans sa main pour les inspecter minutieusement avant que cela n’entre en conditionnement.

L’entrepôt est garni d’innombrables sacs d’haricots et de graines. Au beau milieu, une sorte de fosse avec un couvercle sous forme de tamis où les sacs sont déversés. C’est à partir de là que le dispositif mécanique commence à faire son travail.

Une énorme machine poussiéreuse manipulée par deux messieurs seulement happe les produits et enlève préalablement tout ce qui est pierres et impuretés avant de passer le relais à la grosse artillerie. Elle est dans une salle mal éclairée où la poussière jaillie de partout. L’équipe à la tache fait plus d’une trentaine dont le gros du lot est constitué de femmes. Elles s’occupent plus du tri des graines sur le tapis et par terre aussi.

Ces deux équipes regardent à la loupe les graines pour dissocier la bonne de l’ivraie. Elles sont tellement concentrées qu’elles sont imperturbables par leurs hôtes.

Les messieurs sont au bout de la chaine pour charger les graines dans les sacs, les fermer et les entreposer. Il y a différentes catégories de sac. Ceux de 25kg, de 50kg, d’un quintal et de deux quintaux. A la suite de tout ce travail, il s’en suit le chargement pour le transport vers l’Europe ou d’autres marchés plus porteurs.

Après cette étape, les visiteurs ont fait cap vers le laboratoire. C’est une entité un peu détaché situé à l’étage du bloc mécanique et maintenance des machines. Dans cette officine, différents genres de graines sont disposés sur une table dans des sachets avec des inscriptions. C’est une équipe de moins de 10 personnes qui bêchent, mesurent, passent au tamis et notent les productions et les produits finis afin de donner le quitus. Leurs travaux sont conditions par des spécifications techniques dictées par le marché européen.

Ces dernières années, l'Éthiopie a vu une augmentation significative des exploitations agricoles modernes et des entreprises de transformation. Un effort considérable est actuellement en cours pour relier les petits exploitants aux marchés d'exportation grâce à des petits planteurs ou des systèmes d'agriculture contractuelle.

Les participants à cette excursion visiteront les installations d'une entreprise d'exportation haricots verts dans la région Adama. Bill Gates a visité son usine de transformation en mai de cette année et a été très impressionné! Donc, vous devriez en profiter aussi.


Dimanche 11 Novembre 2012 - 16:14



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