DPG: Après Abdoul Mbaye, Aminata Touré, place à Mahammad Dionne

Gouvernement, acte 3 depuis l’élection du président Sall à la tête Magistrature suprême du Sénégal. Après Abdoul Mbaye et Aminata Touré, place donc à Mahammad Dionne qui fera face aux députés pour sa Déclaration de Politique Générale (DPG), ce mardi 11 novembre 2014. « Gestion sobre et vertueuse», disait le Premier Chef du gouvernement sous Macky, «accélérer la cadence », scandait son prédécesseur. Qu’en sera-t-il pour l’actuel Premier Ministre (PM), aujourd’hui ?



DPG: Après Abdoul Mbaye, Aminata Touré, place à Mahammad Dionne
Abdoul Mbaye, gestion sobre et vertueuse
En effet, c’était le 10 septembre 2012. Abdoul Mbaye axait sa DPG sur trois (3) points: Action, transparence et efficience. Le tout dans une «gestion sobre et vertueuse». En effet, le 25 mars 2012, déjouant les prédictions les plus pessimistes, le Peuple sénégalais, dans un élan patriotique et avec un sens élevé de la pratique démocratique, exprimait sans équivoque et avec une sérénité impressionnante, son aspiration au changement, en portant son choix sur le Président de la République, Son Excellence, Monsieur Macky SALL…


Sa vision qui cristallise les attentes et espoirs des sénégalais, a été forgée au contact du pays profond, au constat du malaise social et des nombreuses fractures qui traversent la société sénégalaise, à l’observation d’une méthode de gouvernance qui appelait le changement… Cette vision, c’est celle d’un Sénégal émergent, abritant une société sur le chemin du progrès, solidaire et adossée à des valeurs telles que le respect de soi-même, de l’autre et du bien public ; sans oublier : la justice, l’équité, le sens du devoir…


Des valeurs qui ont été magnifiées au cours des Assises nationales, moments intenses d’analyse et de dialogue entre forces vives de la Nation qui souhaitaient une autre voie pour notre pays, une autre gouvernance… Nous assistons aujourd’hui à des mutations profondes d’une société, avec un Peuple conscient que sa souveraineté est inaliénable. Son message ne souffre d’aucune ambiguïté. C’est un message que nous avons bien compris. C’est un message qui rappelle à tous les pouvoirs publics leurs devoirs devant la Nation. C’est un message qui réclame la fin de l’arrogance et de l’impunité, la juste récompense de l’effort, du mérite et de la compétence…


Le Gouvernement s’engage à : mettre fin aux injustices sociales ; asseoir des bases économiques solides pour le développement ; atteindre une productivité développante ; devenir un modèle de gouvernance efficace ; contribuer à garantir la paix, la stabilité, la sécurité et l’intégration régionale...Nos priorités seront centrées sur les jeunes et les femmes, acteurs du développement, forces motrices des changements et cibles principales des politiques sociales, mais également sur le monde rural, pour en faire un véritable centre d’impulsion de la croissance… A ce titre, les principes qui sous-tendent l’action du Gouvernement peuvent être résumés en trois mots : protection, transparence et efficience. Protection ! Parce que les Sénégalais dans leur majorité, meurtris par une crise économique et sociale qui leur devient de moins en moins supportable, commençaient à être gagnés par un sentiment d’abandon de la part de l’Etat.

 
C’est la raison pour laquelle l’une des priorités du Gouvernement sera de restaurer un Etat protecteur des populations, un Etat proche des citoyens, qui assure une juste redistribution des fruits de la croissance, préserve les libertés et garantit l’équité ainsi que l’égalité de tous devant la loi. Transparence ! Parce que les Sénégalais dans leur quasi-totalité, spectateurs réguliers de multiples dérives dans la gestion de la chose publique, commençaient à s’habituer au règne de l’opacité et du non-droit.
 

C’est la raison pour laquelle l’une des priorités du Gouvernement sera de rétablir un Etat transparent, qui défend l’éthique dans la gestion ainsi que le retour aux valeurs sociales de référence, à commencer par le respect de l’autorité ; de restaurer un Etat au service exclusif des intérêts de la Nation. Efficience ! Parce que l’Etat du Sénégal s’était mis hors du chemin de la bonne gouvernance, le seul pourtant qui permette à une administration compétente et intègre d’offrir aux citoyens des prestations de qualité et au meilleur coût...


C’est la raison pour laquelle l’une des priorités du Gouvernement sera de réinventer un Etat efficient, sobre et régulateur, un Etat qui impulse et assure le plein épanouissement des potentialités de chaque citoyen et de toutes les localités ; un Etat qui assure la sauvegarde des ressources et une gouvernance de proximité. La protection des Sénégalais est notre credo. La transparence est notre option essentielle. L’efficience est notre méthode. Ces trois axes vont constamment nous guider dans l’application de la feuille de route tracée par le Chef de l’Etat. L’action du Gouvernement sera principalement marquée par les options stratégiques suivantes :


- La consolidation des bases d’une gouvernance démocratique, transparente, plus rigoureuse, plus efficace, basée sur la satisfaction des besoins prioritaires des populations et la lutte contre les injustices sociales ;- le renforcement de la décentralisation et la territorialisation des politiques publiques, en vue de donner une plus forte impulsion au développement des terroirs ;- une croissance soutenue, durable et inclusive, bâtie autour :- d’un meilleur environnement des affaires favorisant l’attractivité de notre économie aux investissements privés ;- et d’autre part, d’un développement plus équilibré du territoire, avec l’émergence de pôles de développement régionaux dynamiques, et la relance du secteur agricole.
 

Aminata Touré, accélérer la cadence
Elle est nommée le 1er septembre 2013. Telle est sa déclaration: Depuis le 25 mars 2012, les changements attendus par nos compatriotes ont été entamés dans un environnement international et national particulier. Les effets de la crise économique et financière continuent d’affecter l’économie mondiale dont la croissance devrait rester légèrement au-dessus de 3 % en 2013, soit à son niveau de 2012…Toutefois, le contexte actuel impose à tous les pays des efforts de rationalisation et des réformes courageuses pour lutter contre le gaspillage et orienter les ressources essentiellement vers les programmes d’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ces réformes ont été engagées par le Président Macky Sall dès son installation.
 

En effet, il a fallu faire face à des moins-values de recettes fiscales de plus de 34 milliards de FCFA en fin mars 2012. L’Etat devait une dette de 150 milliards aux entreprises privées et nous avons trouvé un déficit de près de 8% qu’il a fallu ramener à 5,8%, sans compter les nombreuses urgences sociales comme la crise dans le monde rural, les inondations, le coût élevé de la vie. Je ne m’étendrai pas outre mesure sur cet héritage, car l’objectif aujourd’hui est de vous entretenir de l’avenir proche. Je dois souligner, toutefois, que les efforts que nous avons entrepris pour l’assainissement des finances publiques se sont traduits par un redressement de la croissance à 3,5% en 2012 contre 2,1% en 2011.


Nous comprenons bien l’aspiration de nos compatriotes à mieux vivre, à satisfaire leurs besoins essentiels, à avoir des emplois et à accroître leurs revenus. Ces demandes concrètes relèvent d’une quête bien légitime de plus de progrès économique et social. Ce message nous l’avons compris. C’est pourquoi, sous la forte impulsion du Chef de l’Etat, son Excellence M Macky Sall, nous avons décidé d’accélérer la marche de notre pays vers une économie émergente, une société solidaire et inclusive, dans un Etat de droit, avec une Administration de missions rénovée.


Mon adresse s’inscrit donc dans les orientations stratégiques et sectorielles du programme « Yoonu Yokkute » déjà partagées avec vous, et dont la mise en œuvre a commencé à donner des résultats bien visibles. Elle souhaite apporter des réponses appropriées aux demandes concrètes des populations. Monsieur le Président, Honorables députés. La réflexion que je voudrais partager avec vous s’articulera autour de trois grands axes : 1. La prise en charge des urgences sociales et la correction des inégalités ; 2. La relance de l’économie pour une croissance génératrice d’emplois ; 3. Enfin, la consolidation de l’Etat de droit avec le renforcement de la bonne gouvernance et le développement local…


Aujourd’hui, au moins huit régions sur les quatorze que compte le pays ont une incidence de pauvreté jugée très forte, de plus de 60%. C’est pourquoi, le gouvernement engagera dès 2014 un programme d’urgence d’infrastructures sociales, dénommé « Programme d’Infrastructures en faveur des localités les plus défavorisées ». Il s’agit, dans le cadre de la planification pluriannuelle des investissements publics, de privilégier, par une approche concertée entre les ministères, la réalisation de plateformes d’infrastructures permettant à 2000 villages appartenant aux 62 communautés rurales les plus pauvres, d’avoir accès à l’eau, à l’école, à des services de santé et à des pistes… L’objectif du programme (Couverture Maladie Universelle (CMU) est de passer d’un taux de couverture de la population de 18% en 2013 à 33% en 2014 et à 95% en 2017.

 
Mahammad Boun Abdallah Dionne ?
« Au travail », répétera pas moins de huit (8) fois le successeur de la « dame de fer ». «…Au travail, au travail pour que sa vision d’un Sénégal émergent dans la solidarité et l’état de droit soit une réalité. Au travail pour que sa grande ambition pour le développement d’un secteur aussi important que l’Agriculture, sa grande ambition et son soutien au monde rural puissent être matérialisés aussitôt…Au travail pour que l’ambition que le Chef de l’Etat porte pour la jeunesse en matière de création d’emplois, les femmes également, que cette grande ambition puisse se traduire par le secteur privé national et international.


Au travail pour soutenir toutes les capacités productives y compris à travers un soutien actif parce que l’Etat recouvrera d’abord sa grande capacité d’impulsion de l’économie et sa force d’entrainement pour que donc  le secteur privé national et dans son compartiment des entreprises en difficultés soient soutenues dans l’effort de création de richesses et de prospérité de notre Nation. Au travail pour que l’ambition du président de la république pour la rénovation urbaine que cette ambition puisse se décliner au plus tôt à travers ses grands pôles de développement urbain qu’il souhaite mettre en œuvre au niveau de Diamniadio du Lac Rose et également à l’Intérieur du Sénégal.


Au Travail pour que ce qu’il a décliné à travers l’acte III de la décentralisation soit une des réformes majeures pour un Sénégal en développement, une nouvelle gouvernance locales, un développement territorial, équilibré. Au Travail pour que la paix règne dans ce paix, dans la sécurité et l’état de droit ». étera pas moins de huit (8) fois le successeur de Mimi lors de la nomination en juillet dernier. Ceci, pour que sa vision d’un Sénégal émergent dans la solidarité et l’état de droit soit une réalité. Au travail pour que sa grande ambition pour le développement d’un secteur aussi important que l’Agriculture, sa grande ambition et son soutien au monde rural puissent être matérialisés aussitôt…


Au travail pour que l’ambition que le Chef de l’Etat porte pour la jeunesse en matière de création d’emplois, les femmes également, que cette grande ambition puisse se traduire par le secteur privé national et international. Au travail pour soutenir toutes les capacités productives y compris à travers un soutien actif parce que l’Etat recouvrera d’abord sa grande capacité d’impulsion de l’économie et sa force d’entrainement pour que donc  le secteur privé national et dans son compartiment des entreprises en difficultés soient soutenues dans l’effort de création de richesses et de prospérité de notre Nation.


Au travail pour que l’ambition du président de la république pour la rénovation urbaine que cette ambition puisse se décliner au plus tôt à travers ses grands pôles de développement urbain qu’il souhaite mettre en œuvre au niveau de Diamniadio du Lac Rose et également à l’Intérieur du Sénégal. Au Travail pour que ce qu’il a décliné à travers l’acte III de la décentralisation soit une des réformes majeures pour un Sénégal en développement, une nouvelle gouvernance locales, un développement territorial, équilibré. Au Travail pour que la paix règne dans ce paix, dans la sécurité et l’état de droit», déclarait Mahammad Dionne le 7 juillet dernier, date de sa nomination. 


Mardi 11 Novembre 2014 - 02:00



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