DPG : La confirmation d'un plan



DPG : La confirmation d'un plan
Après la déclaration de politique générale de Mme Aminata TOURE, nous avons ecris une contribution axée sur les moyens de financement du programme de developpement du Senegal.
J'en profite ici aussi pour rappeler que l’élément le plus important dans une déclaration de politique générale n’est ni la personne qui la présente, ni le texte présenté (aussi bien dans la forme que le fond) mais les moyens  pour réaliser les différents les projections.
C'est donc pas le sérieux du PM Mohamed B. DIONE ni son effacement mais c'est plutôt l'effectivité et la realisabilité de la politique présentée dans les délais raisonables.
 
Concernant le premier point, l'agriculture, la plupart des pays aspirant à l'émergence ne pourront pas vraiment progresser sur la voie de l'expansion économique et de la réduction de la pauvreté s'ils ne valorisent pas les ressources humaines et les capacités productives potentielles  pour accroître sa contribution au développement économique et social en général. Selon la FAO, une production vivrière et un système agricole solides et dynamiques sont par conséquent l'un des principaux piliers de la stratégie de croissance économique et de développement. Il est vrai que l'agriculture, dans des pays comme le Sénégal,  doit retenir davantage l'attention des pouvoirs publics. Elle doit occuper une partie non négligeable dans les investissements. 
Et sur ce point malheureusement le PM n'a souligné que les impacts et les apports mais pas les investissements. Irons-nous jusqu'à +10 % d'insvestissement sur le budget ? Quel budget sera mobilisé pour le capital semencier sur la projection avec autosuffisance ?
Pourtant les projections sur les emplois, les terres à aménager et les tonnages du riz sont très bien chiffrées. Ce qui nous pousse à penser que l'enveloppe globale à mobiliser pour l'agriculture n'est  projetée ni en 2015 et encore moins en 2017.
 
Concernant la CMU, nous pensons que les histoires récentes racontées et veçues par les populations devront pousser le PM à ne pas en parler. Une couverture de 145000 personnes sur plus de 13 millions est un petit o surtout pour un mandat à mi-parcours. Le demarrage est trop timide pour qu'on considére la CMU comme une realisation.
 
L'économie numérique comme la construction citoyenne, sont restées à mutes. Aucun projet et aucune actions ne sont jusque là sortis des esprits. Sur les points le PM est resté à l'état des generalités des concepts.
 
Dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement supérieur, les Sénégalais s'attendait à des solutions d'apaissement et de proposition de consensus pour Enseigner/Apprendre en toute tranquilité. Neanmoins la construction de nouvelles universités et de nouveaux instituts est très salutaire. Le programme PAQUET accompagné des conclusions des assises de l'éducation pourraient stabiliser le système si un consensus fort est trouvé entre les acteurs.
 
Pour la cité de l'émergence, le nom est  trop lourd pour une cité qui n'aura de 648 appartements donc 648 proprietaires en supposant qu'une personne ne peut pas avoir plus d'un appartement.
 
Pour ce qui concerne l'énergie que le PM est accepté de considérer comme préalable pour asseoir une émergence solide.  La situation actuelle à tendance à nous faire perdre espoir à cause les coupures continue et le plus souvent dans toute la capitale. Une situation qui n'attendra pas certainement 2017. Nous prenons aussi acte et retenons en mémoire non volatile les 1.018 MW exploitable en 2017. Tout comme nous avons retenu le prix du carburant du Sénégal et celui du Mali.
 
Les routes sont les pistes. Elles sont tout aussi d'une importance capitale pour l'ecoulement, le stockage et la transformation des produits issus de l'agriculture et de l'agroalimentaire.  Elles sont donc des prealables pour pouvoir profiter au mieux un premier pilier du PSE. 4000 Km en 2017 est une projection forte.
 
Engager la réforme de l'administration est une bonne initiative et necessite une bonne stratégie qui commencerait certainement par les recrutements non partisans et non politisés.
 
Pour l'état de droit interdire ce que la constitution autorise aux citoyens Sénégalais ne conforte pas l'axe 3 de la DPG ( qui est aussi l'axe 3 du PSE).
 
Nous avons reconnu que lors de la DPG, le PM a commencé par PSE et il a terminé par le PSE.
Ce qui nous pousse à comparer la DPG avec un exposé ou  un cours magistral sur le PSE dans un des grands amphis théatre du  campus pédagogique de l'Université Cheikh Anta DIOP. Il doit être un bon enseignant. Un cours bien rédigé et un enseignant correct veut-il forcement dire que les apprenants auront de bonnes notes??
 
 
 
Pour terminer, nous nous souvenons bien qu'il existe un lien entre Un vœu et un destin d'ou  cette citation de  Louis Massignon . « La vraie, la seule histoire d'une personne humaine, c'est l'émergence graduelle de son voeu secret à travers sa vie publique". Nous ne pouvons pas terminer sans saluons le message fort et responsable du Président Moustapha Niasse.
 
Vive le SENEGAL 

Modou FALL, Degg moo woor

Jeudi 13 Novembre 2014 - 13:36



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