DSK : la chute ?

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a été arrêté samedi à l'aéroport JFK de New York avant son départ pour la France. Placé en garde à vue pour une agression sexuelle présumée dans un hôtel de la ville, il a été inculpé « d'agression sexuelle et tentative de viol » Un coup dur, peut-être même fatal pour celui qui faisait figure de favori dans la course à la présidentielle française.



DSK : la chute ?
C’est un véritable séisme, un coup de tonnerre dans la vie politique et la campagne présidentielle française. Dominique Strauss-Khan, 62 ans, actuel patron du FMI et grand favori des sondages dans la course à l'Elysée va devoir répondre « d'agression sexuelle, de séquestration et de tentative de viol » devant le parquet de New-York. Des accusations extrêmement graves et une situation totalement inédite dans la vie politique française.

A quelques semaines des primaires socialistes, où il faisait figure de favori, voilà DSK à nouveau rattrapé par un scandale sexuel qui pourrait compromettre son avenir politique. Il y a trois ans Dominique Strauss-Kahn avait déjà été impliqué dans une affaire de moeurs au FMI. Il s'était alors excusé. Mais cette nouvelle affaire est aujourd'hui d'une toute autre nature. Il ne s'agit pas de relation extra-conjugale mais « d'agression brutale », explique la police américaine sur une jeune femme de chambre de 32 ans d'un grand hôtel New-Yorkais. Une affaire qui ressemble à un mauvais film ou à un cauchemar. Soient les deux. L'enquête le dira. DSK plaide en tout cas « non coupable ».

La classe politique française sous le choc

Une classe politique partagée entre l'incrédulité et la consternation. La patronne du PS Martine Aubry s’est dite « stupéfaite » et a demandé aux socialistes de rester « unis et responsables ». L'ancienne candidate socialiste Ségolène Royal a parlé de « choc » et de « nouvelle bouleversante » et a insisté sur le nécessaire « respect de la présomption d'innocence ». Comme le député Jean-Marie Le Guen, un proche de DSK qui a lui appelé à la prudence en soulignant que « ce type de comportement (les accusations portées contre le patron du FMI , ndlr) ne lui ressemble pas ». Pour le patron du Modem, François Bayrou « tout cela est navrant et confondant ». Plus tranchante en revanche la présidente du Front National Marine Le Pen a de con côté estimé que DSK était « définitivement discrédité » comme candidat à la présidentielle. La fin de son rêve présidentiel ?

Si tout reste possible, une éventuelle candidature de DSK à la présidentielle paraît désormais bien difficile. Quelle que soit la réalité des faits, qu'ils soient avérés ou pas. Car il faut bien sur rester prudent, on ne peut pas écarter une possible manipulation. Malgré tout, cela semble tout aussi compliqué pour DSK de se maintenir à la tête du FMI comme de concourir pour les primaires et la présidentielle de 2012. Question de procédure judicaire, et de calendrier les primaires socialistes qui commencent dans quelques semaines maintenant. DSK est on le sait un homme combatif qui s'est toujours sorti des situations difficiles dans lesquelles il s'est retrouvé plongé. Mais cette affaire casse sérieusement son image et va avoir un impact dans l'opinion publique. Qu'il soit coupable ou innocent c'est un terrible accident de parcours. S'il conduit à la chute de DSK, la gauche perdra en tout cas son arme la plus redoutable contre Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2012.

Par RfI

Dimanche 15 Mai 2011 - 14:27



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